"Respecte les femmes": en plein concert, le rappeur Soso Maness recadre un harceleur

Microphone - Sputnik Afrique, 1920, 13.10.2021
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Le rappeur marseillais Soso Maness a interrompu son concert pour recadrer un homme qui harcelait une femme, tous les deux se trouvant parmi les spectateurs. Une sortie féministe qui a été visiblement appréciée par le public.
La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Le 8 octobre à Narosse, Soso Maness, rappeur marseillais connu pour son tube Petrouchka, a interrompu sa prestation après avoir remarqué un spectateur en train d’importuner une spectatrice.

"Laisse-la tranquille. Frérot, je te l'ai déjà dit une fois, respecte les femmes. Je te vois depuis tout à l'heure. Fais la fête tranquillement, ok?", a-t-il lancé sous les acclamations du public.

La séquence, filmée par un spectateur, a été retweetée par le rappeur lui-même le 10 octobre.
D’après les témoignages, suite à ce recadrage, le harceleur se serait retiré.

"Après la scène, la femme est partie à l'écart, elle était un peu sous le choc. Je crois que le mec est parti. Tout le monde disait "Sortez-le!". On peut dire beaucoup de choses sur ce rappeur, mais tout le monde a apprécié sa réaction, il reste humain!", a confié à France Bleu le spectateur qui avait filmé la scène.

En septembre 2021, Soso Maness s’était retrouvé au centre d’une polémique lorsqu'il avait critiqué la police et avait fait chanter au public "tout le monde, tout le monde déteste la police". Cette sortie avait été condamnée par la préfecture des Landes. De plus, le maire de Dax et la préfète des Landes avaient décidé de ne pas assister à ce festival le 8 octobre, là, où le rappeur a recadré ce harceleur.

Loi contre harcèlement de rue

Depuis 2018, la France a adopté une loi contre le harcèlement de rue, la loi dite Schiappa. Cette législation permet de verbaliser le harcèlement de rue en flagrant délit et sans dépôt de plainte.
Fin septembre 2018, la première condamnation avait été prononcée: un homme avait été condamné à 300 euros d’amende pour avoir intimidé une femme dans un bus de Draveil, en région parisienne.
Un an après son entrée en vigueur, plus de 700 contraventions en vertu de cette loi avaient été dressées par les forces de l'ordre partout en France, a fait savoir en 2019 Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité femmes-hommes à l’époque et auteur de cette législation.
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