"Ancien bleu de Grenoble, on va venir te chercher": des policiers menacés dans l’Essonne

© AFP 2022 DENIS CHARLETDes policiers français
Des policiers français - Sputnik Afrique, 1920, 13.10.2021
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Des policiers sont inquiets après que les noms et les prénoms de dizaines de leurs collègues ont été tagués avec des menaces à Vigneux-sur-Seine dans l’Essonne, département où plusieurs violences contre les forces de l’ordre avaient été signalées par le passé.
De nombreux tags menaçant nommément des policiers ont été découverts mardi 12 octobre dans le hall d’un immeuble de Vigneux-sur-Seine dans l'Essonne, révèle BFM TV.
"Ta fille la p*** de Quincy", "ancien bleu de Grenoble, on va venir te chercher" ou "[il n’]y a plus d’avertissement, on va vous b**er vos mère" [sic]. Ces inscriptions et d’autres tags sont visibles dans une vidéo publiée par le média.
D’après ce dernier, une quinzaine de policiers de la BAC du secteur sont visés par ces inscriptions. Contacté par BFM TV, Jérôme Jimenez, responsable communication Île-de-France-UNSA Police, se dit "surpris" par "le nombre de policiers identifiés, avec un nom et un prénom, avec parfois la description de la compagne". Il précise toutefois qu’à l’origine de ces menaces se trouvent "la présence policière et des opérations anti-stup menées dans le secteur".
De son côté, Actu informe que tous les policiers visés ont déjà déposé plainte pour menaces sur personne dépositaire de l’autorité publique et qu’une enquête a été ouverte".
Si l’Unité SGP Police Essonne trouve qu’il s’agit d’un type de menaces "assez courant", dont l’objectif est "d’intimider les policiers", il appelle tout de même à renforcer la protection de l’image des policiers.
"Il faut anonymiser le nom des policiers enquêteurs lors des procédures judiciaires de sorte que le nom et le prénom des policiers n’y figurent plus, revendique le syndicat. Aujourd’hui, c’est le nom, mais demain cela pourra être le domicile des policiers qui pourrait faire l’objet d’attaques", estime le syndicat, cité par Actu.
Des violences urbaines
Au mois de septembre, des violences urbaines de plusieurs jours ont eu lieu dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes et dans d’autres villes du département après qu’un policier a utilisé du gaz lacrymogène à l'encontre d’une mère de famille au moment de l’arrestation de l’un de ses fils suite à des rodéos sauvages. Visés par des tirs de mortiers d'artifice et des jets de boules de pétanque, quatre agents ont été blessés lors de ces émeutes.
Les jeunes habitants de la cité des Tarterêts n’ont pas caché leur hostilité à l’encontre des forces de l’ordre. "Les flics vont devoir payer pour ce qu'ils ont fait. On va tout casser", réagissait l’un d’eux auprès du Figaro. Des policiers faisaient également part de leurs craintes. "Si ça continue, un collègue va se faire enlever et tuer", regrettait auprès du quotidien un policier.
Des menaces directes
Or, si les auteurs des tags laissés à Vigneux-sur-Seine ne sont pour le moment pas connus, certains jeunes menacent la police ouvertement. C’est notamment le cas de Rayanne B. qui a récemment publié sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle il lançait: "J’vais aller dans le commissariat, Allahu Akbar. […] Pan, pan pan! Bande de chiens, attendez, j’arrive, mettez tous vos gilets pare-balles".
Dans une autre vidéo, il avait directement menacé Jean-Michel Blanquer: "Là on arrive, vous allez voir, nique sa mère à Blanquer et à l’Éducation nationale bande de fils de p***s". Le ministre de l’Éducation nationale a déjà déposé plainte et, d’après Valeurs actuelles, le jeune homme a déjà été convoqué le 7 octobre au commissariat de Juvisy dans l’Essonne. Le 19 octobre, il doit comparaître devant un juge.
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