Endettée de 10.000 euros auprès de son assistante, une députée est soupçonnée d’"abus de confiance"

© Sputnik . Dominique Boutin / Accéder à la base multimédiaAssemblée nationale
Assemblée nationale - Sputnik Afrique, 1920, 10.10.2021
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La députée du MoDem Sandrine Josso est visée par une enquête pour "abus de confiance", selon Mediapart. Une ancienne assistante parlementaire lui avait prêté 10.000 euros en 2018, qu’elle n’a toujours pas remboursés malgré les multiples relances.
Même les parlementaires français peuvent avoir des fins de mois difficiles. Ancienne membre de La République en marche (LREM), la députée Sandrine Josso (Mouvement démocrate) a emprunté en 2018 un peu plus de 10.000 euros à son assistante parlementaire de l’époque après lui avoir fait part de ses soucis financiers, révèle Mediapart. Malgré un traitement mensuel de 5.679 euros nets, la somme n’a toujours pas été remboursée.
La députée serait donc visée par une enquête pour "abus de confiance", après que sa collaboratrice a porté plainte en octobre 2020. Cette dernière avait contracté un crédit à la consommation de 9.000 euros pour l’aider, qu’elle continue de payer tous les mois sans que son ancienne supérieure ne lui rembourse la totalité du montant.
"Elle m’a d’abord dit que l’argent allait arriver, peut-être en liquide, mais je ne l’ai pas reçu", témoigne-t-elle auprès du site d’information.
"Avant d’être députée, j’étais dans une profession libérale et j’avais eu des difficultés, j’ai dû avoir un plan d’apurement avec l’Urssaf", a expliqué l’intéressée à Mediapart. Depuis 2018, seuls deux versements de 444,44 euros ont été effectués face aux multiples relances de son ancienne assistance.
La parlementaire affirme désormais que c’est elle qui lui "doit des mille et des cents" en raison d’une dette antérieure. Elle nie également être sous le coup d’une enquête judiciaire, dont Mediapart "a pourtant obtenu la confirmation des investigations en cours".

Les élus et la justice

D’autres parlementaires sont sous le coup d’enquêtes judiciaires, notamment la députée LREM Laetitia Avia et la sénatrice Les Républicains Joëlle Garriaud-Maylam pour "harcèlement moral". La sénatrice Esther Benbassa a quant à elle fait l’objet d’une enquête Mediapart, là aussi pour des faits de harcèlement, sans que la justice n’ait été saisie. Elle a toutefois été exclue du parti Europe-Écologie-Les Verts.
C’est sans compter sur les nombreux ministres du quinquennat Macron à avoir eu des démêlés judiciaires: Agnès-Buzyn pour "mise en danger de la vie d’autrui" lorsqu’elle était ministre de la Santé, le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti pour "prise illégale d’intérêt" ou encore le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin pour "abus de faiblesse" (classé sans suite) et "viol", dont la fin des investigations a été prononcée sans sa mise en examen, ce qui oriente l’enquête vers un non-lieu.
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