L'association 40 millions d'automobilistes dénonce les voitures radars privées

© Photo Pixabay / PublicDomainPicturesUne voiture roule à pleine vitesse
Une voiture roule à pleine vitesse - Sputnik Afrique, 1920, 09.10.2021
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Après qu’Anne Hidalgo a instauré la limitation à 30 km/h dans la quasi-totalité des rues de Paris, arrive une autre mesure qui ne fera pas l'unanimité. Il s’agit des voitures radars privées allant opérer dans certaines régions. Un "non-sens", note Pierre Chasseray, porte-parole de l'association 40 millions d'automobilistes.
Le gouvernement prévoyant de mettre en place des voitures radars privées en 2022, le délégué général et porte-parole de l'association 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray, dénonce sur Europe 1 cette initiative confiée à des entreprises privées.
Selon un document prévisionnel budgétaire, le dispositif peut concerner "tout ou partie" des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France et Occitanie.

"Ces radars conduits par des sociétés privées, c'est un non-sens", note-t-il en expliquant que ces voitures ne pourront pas prendre en charge certains cas comme "quelqu'un [qui] roule ivre mort sur la route en doublant sur des bandes blanches", car "la société privée, qui, avec son joli joujou radar, va voir la situation, mais elle ne pourra pas interpeller le chauffard."

Le délégué général s’en prend à "cette sécurité routière de façade [qui] n'en est en fait pas du tout".
Pour lui, "il y a un trait d'union entre, d'un côté, le radar qui symbolise l'argent et les sociétés qui, elles aussi, symbolisent l'argent".

"Si les Français ne veulent pas, ne croient pas en ce modèle de sécurité routière, on ne peut pas le mettre en place", conclut-il.

Le cas de Paris

Cette mesure intervient après qu’Anne Hidalgo a limité à 30km/h la quasi-totalité des rues de la capitale depuis le 30 août.
Son adjoint explique cela par l’aspiration à améliorer la sécurité routière, à faire baisser les nuisances sonores et à "adapter une ville au changement climatique en diminuant la place de la voiture".
Bien qu’un sondage Ifop du 30 août affiche une approbation générale de 61%, certaines associations montent au créneau. Les Nouveaux Taxis Parisiens a indiqué dans Le Figaro qu’une "course de 20 minutes passe à 30 minutes", et a réclamé une "réforme de notre tarification".
Pierre Chasseray a également qualifié cette règle d’"irrespectable". Pour lui, "la mairie de Paris fait simplement de la communication".
Désormais, un dépassement, même léger, des 30km/h vaut une amende de 135 euros et entre un et six points retirés du permis, d’après l’ampleur de l’infraction.
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