Propagande sur le Covid au Canada: "on commence à rentrer dans le ministère de la Vérité d’Orwell"

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Une infirmière prépare une injection - Sputnik Afrique, 1920, 08.10.2021
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"Gênant", c’est le mot employé par François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS, au micro de Rachel Marsden pour décrire l’opération de propagande supposément employée par l’armée canadienne sur ces concitoyens lors de la pandémie.
L’armée canadienne aurait été déployée contre un redoutable ennemi: les informations alternatives, potentiellement gênantes, liées à la pandémie de Covid-19.
Selon un rapport cité par le National Post, en avril 2020, le Commandement des opérations interarmées canadiennes aurait mis en œuvre une campagne de propagande dans le but de manipuler les Canadiens afin qu’ils se conforment aux positions officielles du gouvernement fédéral sur le Covid-19. L’objectif de l’opération était "d’éviter la désobéissance civile des Canadiens pendant la pandémie de coronavirus et de renforcer les messages du gouvernement sur la pandémie".
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François-Bernard Huyghe, responsable de l’Observatoire géostratégique de l’information, rappelle que l’usage de l’information par l’armée n’est pas nouveau:
Une armée, ça se bat aussi avec des informations, on a connu ça dans toutes les guerres, pour soutenir les soldats ou déstabiliser l’adversaire. Mais là, c’est différent: il s’agit de quelque chose de dissimulé, c’est ce qui est très troublant. Qu’ont-ils dissimulé exactement? Est-ce qu’ils ont dissimulé l’origine de ces messages? Est-ce qu’ils se sont adressés à leur propre population canadienne comme ils s’adressaient aux populations afghanes en prenant de fausses identités sur les réseaux sociaux? Ou en diffusant des informations qui étaient fausses et pas vérifiées? Dans les trois cas, c’est très délicat dans un pays comme le Canada."
La fin de l’opération de lavage de cerveau a été ordonnée un mois plus tard mais entre-temps, elle "s’est appuyée sur des techniques de propagande similaires à celles utilisées pendant la guerre en Afghanistan", selon le reportage exclusif du quotidien Ottawa Citizen, qui s’appuie sur des documents obtenus en vertu de la loi canadienne sur l’accès à l’information.
Ce sont des opérations où, sous la direction des militaires, on envoie des messages destinés aux populations pour contrer la propagande adverse, créer de la désinformation. Il existe tout un système pour créer de fausses identités: avec un ordinateur, on crée de faux Afghans, de faux Irakiens."
Aujourd’hui, les dirigeants se rendent compte qu’il ne suffit plus de contrôler les médias dominants, des thèses "complotistes" peuvent remonter de façon incroyable par les réseaux sociaux. Cela s’est traduit par la création de différents services:
On voit de plus en plus de services d’État, dont l’armée probablement, s’engager dans des opérations destinées à rétablir la vérité. Ça commence à me gêner parce qu’on rentre dans le ministère de la Vérité d’Orwell. Est-ce que c’est au gouvernement ou à des gens payés par nos impôts de dire si une cause est juste, quelle réalité scientifique il faut tenir pour véritable?", s’interroge le chercheur.
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