Le rover Perseverance apporte la preuve d'un ancien lac sur Mars – photos

© Photo Pixabay/ChadoNihiMars, image d'illustration
Mars, image d'illustration - Sputnik Afrique, 1920, 08.10.2021
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Huit mois après son atterrissage sur Mars, le rover de la NASA Perseverance a confirmé de nombreuses théories. Selon une étude de ses données, le cratère de Jezero est en réalité un ancien lac asséché depuis environ 3,6 milliards d'années.
Arrivé sur Mars en février dernier pour faire de l’astrobiologie et trouver des traces de vie ancienne en collectant pendant au moins deux ans jusqu’à une trentaine d’échantillons de roche, Perseverance a livré ses premiers résultats.
La NASA a relaté le 7 octobre sur son site que le cratère de Jezero, qui est le site d’atterrissage du rover, abritait un lac il y a près de 3,6 milliards d’années. Il était alimenté par une rivière via un delta.
Les résultats de ces recherches menées à partir de données recueillies par la Supercam française de Perseverance, ont été publiés le 7 octobre dans la revue Science. Cette étude, dirigée par Nicolas Mangold, géologue du CNRS du Laboratoire de planétologie et géodynamique (CNRS/Université de Nantes/Université d’Angers), est la première depuis l'atterrissage.
L’agence spatiale indique que les images reçues grâce à la Mastcam-Z américaine et la caméra RMI du rover ont révélé pour la première fois la stratigraphie (l’ordre et la position des couches rocheuses, qui fournissent des informations sur le moment relatif des dépôts géologiques), le long de la face orientale de la butte Kodiak.
"Jamais une stratigraphie aussi bien conservée n'avait été visible sur Mars", a déclaré Nicolas Mangold.
"C'est l'observation clé qui nous permet de confirmer une fois pour toutes la présence d'un delta de lacs et de rivières à Jezero", a-t-il dit.
Le rapport confirme que le lac concerné s’étendait sur un diamètre de près de 35 kilomètres et sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

"La fin de la période lacustre du cratère a donc été le théâtre d’un changement radical d’hydrologie, probablement signe d’un changement climatique majeur", a noté un communiqué du CNRS.

L’eau disparue mystérieusement
Un peu plus tôt, un groupe de chercheurs américains, suisses et allemands a estimé dans une étude, publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), que la disparition de l’eau était le résultat d’un processus naturel.
Selon eux, la taille de cette planète est insuffisante pour la retenir. Ils ont découvert une corrélation manifeste entre la masse et la gravitation du corps céleste, la quantité d’isotopes de potassium qu’il contient et son abondance en eau.
Ils suggèrent que la capacité à retenir l’eau chez les planètes rocheuses, dont le potassium est l’un des composants principaux, dépend de leur masse. Pour être habitable, la masse d’une telle planète doit être supérieure à celle de Mars.
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