Expo Dubaï 2020: l’Angola veut "attirer le plus grand nombre possible d’investisseurs"

Luanda, Angola - Sputnik Afrique, 1920, 08.10.2021
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Au micro de Sputnik, le ministre angolais de la Culture, du Tourisme et de l’Environnement, Jomo Fortunato, ainsi que le président de l’AIPEX, Antonio Henriques Da Silva, exposent le potentiel de leur pays ouvert aux investisseurs étrangers. La délégation de l’Angola à l’Expo Dubaï 2020 est venue les convaincre et les attirer.
Intitulée "Connecter les esprits, construire le futur", l’Expo Dubaï 2020 a été officiellement ouverte le 1er octobre par les hautes autorités des Émirats arabes unis. Pas moins de 20 millions de visiteurs sont attendus pendant toute la durée de cet événement mondial qui prendra fin le 31 mars 2022. L’exposition s’articule autour de trois thèmes: "Opportunité", "Mobilité" et "Durabilité", présentés par trois districts éponymes qui abritent les pavillons d’exposition de différents pays, totalisant une superficie de 438 hectares.
Parmi les 192 pays présents à cette exposition universelle, qui se répète tous les cinq ans, l’Angola dispose d’un pavillon de deux étages dans le district Mobilité, s’étalant sur une superficie de 2.300 mètres carrés. Le bâtiment, conçu par l’architecte Paula Do Nascimento, a une forme typique des techniques de construction du peuple Lunda Tchokwe. En plus des salles dédiées aux thématiques culturelles, historiques et environnementales, des espaces ont été mis à la disposition de l'Agence angolaise de promotion des investissements et des exportations (AIPEX), en plus de bureaux d’appui.
Dans deux entretiens accordés à Sputnik, le ministre angolais de la Culture, du Tourisme et de l’Environnement, Jomo Fortunato, et le président de l’AIPEX, Antonio Henriques Da Silva, exposent les objectifs de la participation de leur pays à cette manifestation planétaire. Ils affirment que l’Angola, producteur de pétrole, "a la ferme détermination d’attirer le plus grand nombre possible d’investisseurs et de partenaires étrangers" et ce dans tous les secteurs, notamment l’agriculture, l’agroalimentaire, l’eau, l’énergie, les mines et le tourisme. Il s’agit de "diversifier l’économie du pays" et de bâtir une capacité industrielle hors hydrocarbures à même "d’assurer une autosuffisance" et de propulser les entreprises angolaises pour qu’elles "deviennent exportatrices".

L’Angola ouvert à tous les partenariats

Situé dans la partie Sud du continent africain, sur la côte atlantique, l’Angola dispose d’un littoral de 1.600 kilomètres prêt à être exploité et transformé en une énorme zone touristique. Par ailleurs, en plus des ports existants, d’autres infrastructures pourraient être édifiées afin de doter le pays de plateformes d’exportation vers l’Amérique du Sud qui pourraient également être mises à disposition des pays africains limitrophes n’ayant pas accès à la mer.
"L’Angola a un énorme potentiel de développement qu’il met à la disposition de tous les pays, sans distinction, souhaitant établir des partenariats gagnant-gagnant", explique le ministre. Il assure que toutes les facilités juridiques et administratives ont été mises en œuvre pour améliorer le climat des affaires et attirer les investisseurs du monde entier. Selon lui, "les investisseurs sont les bienvenus dans tous les secteurs productifs et créateurs d’emplois et de richesses".

La Zlecaf, une opportunité à valoriser

Lancée pour la première fois en 1963 lors d’un sommet de l’organisation de l’Union africaine, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) vient de naître après 57 ans de gestation. En effet, les chefs d’États africains ont ratifié durant un sommet extraordinaire en décembre 2020 l’accord portant sur sa création. Il est entré en vigueur à partir du 1er janvier 2021. Cependant, le chemin est encore long pour la mise en application de toutes ses dispositions, et ce pour plusieurs raisons d’ordre technique.
L’accord ratifié prévoit la suppression de 90% des droits de douane, étalée sur une période de cinq à 15 ans afin de tenir compte du niveau de développement de chaque pays membre. Concernant la règle d’origine, le taux d’intégration exigé est de 50%. C’est sur ces deux points que vont porter les négociations. Une fois en place, la Zlecaf couvrira un marché de 1,2 milliard de personnes, le plus grand au monde.
Ainsi, selon M.Da Silva, "la Zlecaf est une énorme opportunité pour les pays africains qui aspirent à créer un espace continental commun d’échange et de développement". Dans ce sens, tout en rappelant que l’Angola est totalement engagé pour faire avancer rapidement ce projet, il appelle tous les pays africains "à lever les derniers obstacles à son lancement définitif".
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