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Zemmour au second tour? Marine Le Pen se disait prête à "céder sa place" en 2017

© AP Photo / Thibault CamusMarine Le Pen
Marine Le Pen - Sputnik Afrique, 1920, 06.10.2021
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La poussée d’Éric Zemmour dans les sondages se fait notamment au détriment de Marine Le Pen. En 2017, la candidate avait affirmé envisager un désistement si elle se retrouvait dans pareille situation.
Déjà en délicatesse après la prise de position de son père et de sa nièce sur le phénomène Zemmour, Marine Le Pen voit désormais le polémiste lui griller la politesse dans les sondages. Une récente enquête Harris Intercative pour Challenge donne en effet l’ex-éditorialiste de CNews au second tour de la présidentielle (17 à 18%), derrière Emmanuel Macron (24 à 27%).
Un second tour auquel ne participe donc pas l'ancienne présidente du RN, créditée de 15% à 16% des voix.
Cette position inconfortable n’est pas inconnue de Marine Le Pen qui s’est déjà retrouvée concurrencée sur sa droite par le passé. Certains imaginaient notamment Marion Maréchal lui faire de l’ombre en 2022, avant que celle-ci ne prenne ses distances avec le monde politique. Marine Le Pen avait alors déclaré qu’elle était prête à laisser sa place si besoin.
"Ce qui m'importe, c'est la défense de la France, c'est de porter nos idées. Si un jour, si demain, il y a quelqu'un qui est mieux placé que moi pour le faire, mieux placé que moi pour rassembler les millions de Français qui sont nécessaires afin d’opérer le redressement de notre pays [...], alors je lui céderai la place, c'est clair", assurait-elle en 2017 sur BFM TV.
Un extrait que certains n’ont pas tardé à exhumer, au vu de la montée en puissance d’Éric Zemmour, dont les positions idéologiques sont considérées comme proches de celle du RN, même si l’intéressé ne s’est pour l’instant pas déclaré officiellement candidat.
"Pas chamboulée"
Le ton semble aujourd’hui avoir bien changé du côté de Marine Le Pen qui ne semble pas accorder une importance démesurée au sondage Harris Interactive. L’ex-présidente du RN a confié à BFM TV ne pas être "chamboulée" par ces chiffres qui ne "mesurent pas ce qui peut se passer dans les mois à venir".
Elle a ajouté qu’elle avait hâte que le débat d’idées démarre, sans pour autant préciser si elle souhaitait échanger publiquement avec Éric Zemmour. La question d’un débat public avait d’ailleurs fait l’objet d’un imbroglio entre les deux personnalités, début septembre.
Du côté des soutiens de Marine Le Pen, l’hypothèse d’un retrait n’est pour l’instant pas évoquée. Mais la perspective de voir Zemmour se rallier à la candidate malheureuse de 2017 ne semble plus d’actualité non plus. Sur LCI, le maire de Béziers Robert Ménard s’est montré sceptique sur une possible alliance entre les deux probables candidats.
Les premières tensions entre les deux figures de la droite sont apparues fin août. Lors d’une conférence dans le Vaucluse, Éric Zemmour a déclaré que personne au RN ne pensait Marine Le Pen capable de gagner. Cette dernière lui a retourné la politesse un peu plus tard, déclarant qu’il ne n'avait "aucune chance d’être élu".
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