Après un regain de tensions avec Alger, Macron souhaite "un apaisement"

© AFP 2022 Ludovic MARIN / POOL / AFPEmmanuel Macron avant une session de travail du G5 à Nouakchott, 2 juillet 2018
Emmanuel Macron avant une session de travail du G5 à Nouakchott, 2 juillet 2018 - Sputnik Afrique, 1920, 05.10.2021
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Emmanuel Macron a déclaré lundi 4 octobre souhaiter "un apaisement" sur le sujet mémoriel entre la France et l'Algérie, appelant à "cheminer ensemble", alors que les relations se sont tendues dans le sillage de propos critiques du Président français.
Dans un entretien accordé lundi soir à France Inter et diffusé mardi matin, Emmanuel Macron a prôné un "apaisement" dans des relations franco-algériennes tendues après ses récents propos repris par le journal Le Monde.
"Mon souhait, c'est qu'il y ait un apaisement parce que je pense que c'est mieux de se parler, d'avancer. Il y a sans doute des désaccords mais la vie, c'est fait pour parler des désaccords et aussi les partager. Je pense que simplement nous avons trop de nos compatriotes, dont l’histoire est mêlée à l’Algérie pour faire comme si de rien n’était. Donc il y aura immanquablement d'autres tensions, mais je pense que mon devoir, c'est d'essayer de faire cheminer ce travail", a-t-il déclaré.
Pour le chef d’État, ce qui se passe dans les relations actuelles entre les deux pays "est une crispation", "la réplique" de la situation du printemps 2020 lorsque l’Algérie avait rappelé son ambassadeur suite à un reportage.
"J'ai le plus grand respect pour le peuple algérien et j'entretiens des relations vraiment cordiales avec le Président Tebboune", a-t-il ajouté.

Rappel de l’ambassadeur algérien

Le 4 octobre, la diplomatie française a regretté le fait que l’ambassadeur d’Algérie en France ait été rappelé pour consultation.
"La France est attachée aux relations profondes et anciennes entre nos deux pays et nos deux peuples. Elle s’emploie à les préserver et à les développer. Elle est convaincue de l’intérêt commun de nos deux pays à travailler ensemble dans tous les domaines", a-t-il été indiqué.

Tensions diplomatiques

Le 29 septembre, le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé avoir convoqué l'ambassadeur de France à Alger après la décision de Paris de réduire de moitié le nombre de visas octroyés aux ressortissants algériens. Paris a alors justifié cette mesure appliquée également au Maroc et à la Tunisie par le fait que ces trois pays rechignent à délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires pour l'expulsion d'immigrés clandestins.
Par la suite, la présidence algérienne a annoncé samedi le rappel de son ambassadeur en France. Alger a ainsi réagi à un article publié par Le Monde, selon lequel Emmanuel Macron aurait estimé jeudi qu'après son indépendance en 1962, l'Algérie s'était construite sur "une rente mémorielle", entretenue par "le système politico-militaire".
Le Président aurait évoqué en plus "une histoire officielle totalement réécrite" qui "ne s'appuie pas sur des vérités" mais sur "un discours qui repose sur une haine de la France". Mardi, le pays a en outre fermé son espace aérien aux avions militaires français. Le porte-parole de l'état-major français, le colonel Pascal Ianni, a d’ailleurs souligné que la décision d'Alger "n'affecte ni les opérations ni les missions de renseignement" menées par la France au Sahel.
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