Xavier Bertrand fait une promesse pour se différencier d’Emmanuel Macron

© AFP 2022 THOMAS SAMSONBertrand Xavier, sur France 2, le 30 septembre 2021
Bertrand Xavier, sur France 2, le 30 septembre 2021 - Sputnik Afrique, 1920, 04.10.2021
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Xavier Bertrand promet sur Franceinfo, s’il est élu en 2022, de ne nommer aucun ministre ayant travaillé auparavant sous Emmanuel Macron. Avec cette décision, il espère rassurer les électeurs quant à de potentiels arrangements préélectoraux.
Le candidat à la présidentielle Xavier Bertrand est venu exposer son programme sur Franceinfo lundi 4 octobre. L’occasion de montrer ses divergences avec le Président de la République actuel, au point d’annoncer une mesure symbolique quant à la formation potentielle de son gouvernement.
"Ministre avec Macron, ce ne sera pas ministre avec moi", assure-t-il. "Il faut être clair, je ne suis pas d’accord avec la politique du Président de la République", précise-t-il, assurant que cela "n’a rien de personnel". Il a néanmoins critiqué les gouvernants "incapables de se mettre à la place des gens".
Une mesure censée assurer, selon lui, "qu’il n’y ait pas de confusion dans les esprits", face à des électeurs qui estiment qu’"en politique, ils finissent toujours par s’arranger". Sous un mandat de M.Bertrand, il n’y aurait donc pas de Gérald Darmanin, issu de la même famille politique, un "ami" qui avait même appelé à voter pour lui aux dernières régionales dans les Hauts-de-France, au détriment du candidat de La République en marche.

"Des amis avec qui je veux gouverner"

Sans indiquer s’il allait y participer ou non, Xavier Bertrand estime que le congrès des Républicains le 4 décembre était organisé "très tard".
Il insiste sur sa volonté de "se mettre d’accord" avec les autres candidats pour "créer une dynamique", mais autour de lui. "Je ne vais pas faire campagne contre des amis avec qui je veux gouverner".

Propositions

Le président des Hauts-de-France a particulièrement insisté sur sa "prime au travail", laquelle permettrait qu’il n’y ait "plus un salarié à temps complet qui recevrait moins de 1.500 euros par mois". C’est l’État qui mettrait le différentiel entre ces 1.500 euros et le SMIC actuel, soit 241 euros, y compris ceux qui travaillent dans le secteur public et les indépendants.
Sur l’énergie, il souhaite développer le nucléaire, annulant le texte "ramenant le nucléaire à 50%" de la production. Cela afin de "garder notre indépendance énergétique" et "éviter une explosion du prix du gaz". Par ailleurs, il s’oppose au développement de l’éolien qui est "en train de massacrer les paysages".
Il tacle ensuite Emmanuel Macron sur la réforme des retraites, une mesure qu’il juge prioritaire et que le chef de l’État "n’a pas eu le courage de faire". "À la fin de cette décennie, il faudra que l’on soit avec deux années de travail en plus", estime-t-il, sauf "ceux qui sont usés par le boulot".
Dans le dernier sondage Ipsos publié le 1er octobre, Xavier Bertrand est donné à 14% des intentions de vote s’il est l’unique candidat soutenu par Les Républicains. Il arriverait alors en quatrième position derrière Emmanuel Macron (24%), Marine Le Pen (16%) et Éric Zemmour (15%). Sans candidature d’Éric Zemmour, il monterait à 17%, ce qui est toujours insuffisant pour atteindre le second tour, disputé par le Président sortant (25%) et la candidate du Rassemblement national (25%).
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