Edward Snowden ironise sur la publication des Pandora Papers

© AP Photo / Christopher LaneEDWARD SNOWDEN
EDWARD SNOWDEN  - Sputnik Afrique, 1920, 04.10.2021
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L’ex-employé de la CIA Edward Snowden a trouvé un côté humoristique dans la nouvelle enquête sur l’évasion fiscale publiée par le Consortium international des journalistes d’investigation.
Le lanceur d’alerte Edward Snowden, à l’origine d’un scandale international lié à la fuite de documents confidentiels américains en 2013, a commenté via Twitter la publication d’un nouveau dossier du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) sur l’évasion fiscale, tournant en ridicule le fait que des sociétés offshore continuent de créer des bases de données malgré des fuites.
"Le côté humoristique de cette histoire très sérieuse est que même après deux fuites apocalyptiques de sociétés d'avocats/financiers offshore, ces industries continuent de compiler de vastes bases de données en ruine, et les sécurisent toujours avec un post-it "ne pas fuiter"", a-t-il ironisé.

Un dossier de 600 journalistes basé sur 12 millions de documents

L’enquête baptisée Pandora Papers rendue publique dimanche 3 octobre a révélé que 300 responsables publics, 35 hommes politiques et 130 milliardaires avaient eu recours à des sociétés offshore.
Ce travail de deux ans d’environ 600 journalistes internationaux de 151 médias dans 117 pays s’appuie sur quelque 11,9 millions de documents qui proviennent de 14 sociétés de services financiers. Le dossier met au jour plus de 29.000 sociétés-écrans.
Selon ces documents, plusieurs dirigeants, dont le Premier ministre tchèque, le roi de Jordanie ou les Présidents du Kenya et d'Équateur, auraient ainsi dissimulé des avoirs dans des sociétés offshore, notamment à des fins d'évasion fiscale.

La troisième enquête de l’ICIJ en cinq ans

Le nouveau dossier de l’ICIJ sur les paradis fiscaux paraît cinq ans après la publication des Panama Papers (la fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca contenant des informations sur plus de 214.000 sociétés offshore) et un peu moins de quatre ans après celle des Paradise Papers (plus de 13,5 millions de documents confidentiels notamment issus du cabinet d'avocats Appleby domicilié aux Bermudes).
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