Six policiers blessés par un drogué après un refus d’obtempérer à Toulouse

© AFP 2022 LOIC VENANCEVoiture de police
Voiture de police - Sputnik Afrique, 1920, 03.10.2021
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Un phénomène qui se répète toutes les 17 minutes en France et nécessite, selon les policiers, des sanctions très lourdes. Cette fois, à Toulouse, six d'entre eux ont été blessés en raison d’un conducteur qui a refusé d’obtempérer et a percuté deux véhicules de la BAC.
Après Castres et Besançon où des véhicules de police ont été percutés cette semaine par des automobilistes refusant un contrôle routier, un incident similaire a eu lieu à Touloise le 2 octobre vers 2h20 du matin, annonce Actu.
Tout a commencé lorsqu’une Renault Clio a refusé d’obtempérer aux gendarmes à Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne),au sud-est de la ville. Deux véhiculesde la brigade anti-criminalité (BAC) ont pris la relève des militaires une fois la voiture arrivée à Toulouse.
Deux véhicules percutés
Rue du Faubourg Bonnefoy, la Clio a violemment percuté une voiture de la BAC qui a fait plusieurs tonneaux et est ensuite rentrée dans le second équipage. Six policiers ont été blessés et souffrent de contusions multiples. Ils ont été hospitalisés en urgence relative.
Les forces de l’ordre ont pourtant réussi à arrêter les deux fuyards, placés peu après en garde à vue. Si le conducteur était en état d’ébriété et sous l’emprise de stupéfiants, son passager était en possession de cocaïne.
Un phénomène préoccupant
Réagissant à cet incident, le syndicat Unité SGP Occitanie juge sur Twitter que "des peines extrêmement sévères sont nécessaires, face à ce phénomène récurrent et dangereux", à savoir le refus d’obtempérer.
Le 22 septembre, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté dans le cadre du projet de loi sur la responsabilité pénale et la sécurité intérieure un article renforçant les sanctions pour les automobilistes refusant de s'arrêter à la demande des forces de l'ordre.
Le co-rapporteur Jean-Michel Mis (LREM) a constaté qu’un refus d'obtempérer était signalé toutes les 17 minutes en France. Pour combattre ce fléau, les législateurs prévoient de doubler la peine encourue, portée de un à deux ans d'emprisonnement et de 7.500 à 15.000 euros d'amende, voire sept ans et 100.000 euros en cas de mise en danger des agents procédant au contrôle.
Répondant à la remarque de l’Insoumis Ugo Bernalicis qui a dénoncé un "populisme pénal", Gérald Darmanin a pointé le fait que les peines prévues actuellement sont parfois inadéquates face à la gravité des infractions.
"Que vous soyez ivre ou sous l'emprise de stupéfiants, un refus d'obtempérer reste passible d'un an de prison",a-t-il déclaré, cité par LCP.
Il convient de rappeler qu’un refus d’obtempérer a coûté en juillet 2020 la vie à la gendarme Mélanie Lemée. Cette femme de 25 ans avait été percutée à très haute vitesse par Yassine E., délinquant multirécidiviste de 26 ans qui tentait d’échapper aux policiers.
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