Mélenchon veut défier Macron en débat sur sa politique internationale

© Sputnik . Kristina Afanassieva / Accéder à la base multimédiaJean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon - Sputnik Afrique, 1920, 03.10.2021
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Sur le plateau de France 2, Jean-Luc Mélenchon a réclamé un débat télévisé avec Emmanuel Macron, précisant qu’il souhaitait traiter de sa politique étrangère. Un sujet qui, selon lui, n’est pas assez débattu et mérite l’attention.
"La France est engagée dans toutes sortes de choses dont on ne parle jamais!", lance Jean-Luc Mélenchon samedi 2 octobre dans On est en direct sur France 2. Après avoir débattu avec Éric Zemmour d’immigration et de social, il réclame le même exercice avec Emmanuel Macron au sujet de sa politique internationale.
"On va au Mali, on ne vote pas. On revient, on ne vote pas non plus. On s’engage ici, là, on fait une chose, une autre, on crée un état-major de l’espace: personne n’en parle, et ainsi de suite. Hier, il s’en est pris aux Algériens, la veille c’était je ne sais pas qui", s’indigne le président de La France insoumise.
Il estime que "sur l’international, il y a des points qui mériteraient que l’on attire l’attention de tous les Français".
Concernant l’Algérie, il fait référence à des propos du chef de l’État rapportés dans Le Monde qui ont indigné Alger, au point que l’ambassadeur de France dans ce pays a été rappelé ce samedi. Il a été reproché à Macron d’avoir déclaré que l’Algérie s’était construite sur "une rente mémorielle", entretenue par "le système politico-militaire". Une "histoire officielle totalement réécrite" qui s’appuie sur "un discours qui repose sur une haine de la France".
Siège au Conseil de sécurité
Cette semaine, M. Mélenchon a critiqué la déclaration du porte-parole du groupe La République en marche Roland Lescure sur la possibilité que "la France partage son siège au Conseil de sécurité de l’Onu avec les autres nations européennes" dès 2030. "Macron doit démentir", a-t-il réclamé. M. Lescure lui avait répondu qu’il s’agissait d’une "idée personnelle" qui n’engageait que lui.
L’Élysée avait déjà démenti cette information le 22 septembre, après la publication d’un article du tabloïd britannique Daily Mail relayant cette possibilité.
Toujours sur la politique internationale, le chef des insoumis avait dénoncé la "capitulation" de Macron face à Biden au sujet de l’affaire des sous-marins à fournir à l’Australie. "Macron remet sa laisse à la France humiliée", avait-il ajouté, réclamant la sortie du commandement intégré de l’Otan.
Popularité
Le débat Mélenchon-Zemmour du 23 septembre sur BFM TV avait connu un franc succès, rassemblant 3,8 millions de téléspectateurs. Un sondage Harris Interactive réalisé entre les 24 et 27 septembre a ensuite affiché le même résultat pour les deux tribuns: 13% des intentions de vote. Le sondage Ipsos du 1er octobre place désormais le polémiste, toujours non-candidat, à 15%, tandis que Jean-Luc Mélenchon passe à 9%.
À noter que ce dernier dénonce la méthode de calcul des sondages actuels, lesquels ne comptabilisent que les personnes qui affirment être sûres d’aller voter. Selon lui, ce procédé exclut les "milieux populaires" et "les plus jeunes".
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