Un rescapé du 13 novembre appelle à "pointer du doigt tous les petits Abdeslam de France"

© AFP 2022 MIGUEL MEDINA Hommage aux victimes des attentats du 13 novembre à Paris.
Hommage aux victimes des attentats du 13 novembre à Paris. - Sputnik Afrique, 1920, 01.10.2021
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Le procès dans le cadre du dossier des attentats du 13 novembre 2015 à Paris se poursuit et plusieurs victimes des terrasses parisiennes sont venues témoigner. L’une d’elles, Olivier, a laissé éclater sa colère.
Depuis plusieurs jours, des victimes des attentats du 13 novembre 2015 en France sont appelées à témoigner devant la justice. Plus de 2.000 personnes se sont constituées parties civiles à ce procès. Arrivées à la barre, toutes parlent de "combat quotidien", de "lâcheté humaine" ou de "parcours du combattant". Toutes se disent traumatisées encore aujourd’hui par le souvenir de ce "carnage".
Mais un rescapé du Carillon, qui avait été blessé au bras, voit ce procès d’un autre œil. Il n’est pas venu parler de lui et l’audience de mercredi a été marquée par une explosion de colère contre Salah Abdeslam, le seul terroriste encore en vie.
C’est Olivier, qui estime qu’"il est temps de pointer du doigt tous les petits Abdeslam de France", relate une journaliste de LCI qui a réalisé une série d’articles sur le procès.
L’homme raconte qu’il ne voulait pas venir ce soir-là à la terrasse du Carillon, mais qu’il l’avait fait pour un ami. Un ami tué de sept balles.
"Salah Abdeslam, qui se fait passer pour un guerrier, n'est rien d'autre qu'une petite racaille."
"On ne dialogue pas avec ses métastases"
Par ailleurs, Olivier affirme que l’islamisme est un "cancer" et fait référence à la déclaration du principal accusé qui avait parlé de la nécessité d’une "porte du dialogue" devant rester ouverte, relate Le Monde.
"Quand on est malade, on ne dialogue pas avec ses métastases. On les combat et on les écrase", lance-t-il.
L’avocate d’Abdeslam proteste. Elle convient de l'émotion planant dans la salle, mais fait état d’"insultes" et d’"invectives personnelles". Une protestation qui ne passe pas quand le président de la cour rappelle que l’accusé avait qualifié les terroristes de "frères". Il ajoute que dans ce contexte, "il ne faut pas s’étonner que certaines parties civiles tiennent des propos virulents à la barre".
Le tribunal juge depuis début septembre 20 accusés, dont le Franco-Marocain Salah Abdeslam, le seul terroriste encore en vie, pour leur rôle présumé dans l'organisation de ces attaques.
Les investigations
L’enquête judiciaire ouverte après les attentats a permis de comprendre la préparation de ces attaques coordonnées. Il a été notamment établi que la Belgique, d’où étaient originaires la majorité des terroristes, a servi de base arrière aux commandos. Le parcours de ces derniers durant les semaines ayant précédé les attentats a été minutieusement retracé. Toutefois, il reste des zones d’ombre, comme la provenance des armes ou certains déplacements transfrontières des terroristes.
Les attentats du 13 novembre 2015, revendiqués par Daech*, ont été perpétrés par trois commandos aux abords du Stade de France, sur des terrasses de cafés et à la salle du Bataclan. Ces attentats, les plus graves jamais commis en France en temps de paix, ont fait 130 morts.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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