La solidarité du Premier ministre à Sarkozy suite à sa condamnation fait l’objet de critiques

© REUTERS / BENOIT TESSIERL'ex-Président français Nicolas Sarkozy au tribunal, le 1 mars 2021
L'ex-Président français Nicolas Sarkozy au tribunal, le 1 mars 2021 - Sputnik Afrique, 1920, 01.10.2021
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La solidarité de Jean Castex envers Nicolas Sarkozy a été regrettée par l’eurodéputé LFI Manuel Bompard. Même si le Premier ministre parle "à titre personnel", il "aurait mieux fait de [l]’éviter", juge-t-il en pointant la "fraude massive" de 2012 révélée par la justice.
La condamnation de Nicolas Sarkozy à un an de prison, aménagée en surveillance électronique, a mis en ébullition les milieux politiques. Alors que les uns soutiennent "une justice qui ne craint pas les puissants", comme l’écologiste Julien Bayou, les autres envoient à l’ex-chef de l’État leur soutien. Parmi ces derniers, Jean Castex.
Pendant son passage sur TF1, il a indiqué qu'en tant que Premier ministre, il ne devait pas commenter une décision de justice indépendante.
"Néanmoins, je voudrais vous dire, à titre personnel, que je voudrais manifester mon amitié et mon affection à Nicolas Sarkozy auprès duquel j’ai travaillé près de deux ans [en tant que secrétaire général adjoint], dont je sais l'engagement qui a été le sien pour notre pays".
Invité ce 1er octobre sur Franceinfo, le député européen de La France insoumise, Manuel Bompard, n’a pas salué ces propos:
"À mon avis, le Premier ministre aurait mieux fait d'éviter d'exprimer sa solidarité pour un ancien Président de la République, sur lequel la justice a démontré qu’il y avait eu une fraude massive à l’organisation des campagnes électorales. C’est ça, le jugement".
Bien que l’eurodéputé ait manifesté son "respect" envers la décision de Nicolas Sarkozy de faire appel, ce qui lui permet d’être présumé innocent, il a estimé que "la justice devait s’appliquer de la même manière pour tout le monde".
Qu’il se batte "jusqu’au bout"
Face à la décision de l’ancien Président de faire appel, Valérie Pécresse a espéré qu’il "se battrait jusqu’au bout pour défendre son honneur".
"J’ai été fière d’appartenir à son gouvernement et de sa confiance. […] Je lui adresse aujourd’hui un message d’amitié", a signalé la présidente de la région Île-de-France sur Twitter.
Une solidarité partagée par Xavier Bertrand.
"[Nicolas Sarkozy] sait pouvoir compter sur mon soutien. […] Je forme le vœu que la vérité se fasse en appel".
Pour le président des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, cette décision judiciaire relève d’"une sévérité aussi inhabituelle qu'exorbitante".
"Une justice qui ne craint pas les puissants"
Outre Manuel Bompard, d’autres responsables de gauche ont pointé la nécessité de respecter la loi.
"Le respect des lois. Le respect des règles. Pour tout le monde. Sans exception", a écrit sur Twitter le député écologiste Matthieu Orphelin.
"Je salue une justice indépendante qui ne craint pas les puissants. […] On a vu le Président de la République et des responsables politiques critiquer la justice. Si on veut une démocratie apaisée, notre objectif ne doit pas être de critiquer la justice mais de l'aider à rester indépendante", a pour sa part indiqué le secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts, Julien Bayou.
Le Pen n’a "pas de réaction"
Alors que l’eurodéputé RN Gilbert Collard s’est félicité du fait que "les juges [ont] débranch[é] la dernière perfusion qui aurait pu lui permettre de jouer un rôle indirect dans la campagne de 2022", Marine Le Pen est réservée quant à la condamnation.
D’après Franceinfo, interrogée à ce sujet pendant son déplacement à Cavignac, en Gironde, elle a répondu qu’elle n’avait "pas de réaction sur ce sujet".
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