La France va vendre trois frégates à la Grèce

© AFP 2022 LUDOVIC MARINEmmanuel Macron et Kyriakos Mitsotakis
Emmanuel Macron et Kyriakos Mitsotakis - Sputnik Afrique, 1920, 28.09.2021
S'abonnerTelegram
Dans le cadre de la signature d'un partenariat stratégique, la Grèce va acheter trois nouvelles frégates auprès de la France, a déclaré ce 28 septembre Emmanuel Macron.
Deux semaines après l'annonce brutale par l'Australie de la rupture du contrat pour la livraison de 12 sous-marins par Naval Group, la France et la Grèce signent un partenariat stratégique.
Tout en précisant que la crise des sous-marins déclenchée par la décision de Canberra "ne change en rien la stratégie indopacifique de la France", Emmanuel Macron a tenu à souligner que l'achat par Athènes de trois frégates françaises relève d'un "témoignage de confiance et de démonstration de la qualité de l'offre française".
Pendant une conférence de presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis au palais de l'Élysée, Emmanuel Macron a rappelé que la stratégie indopacifique de Paris avait été "annoncée début 2018 en Inde, nous avons plusieurs partenaires dans la région".
"La France est une puissance indépendamment de tout contrat puisque nous avons un million de compatriotes qui vivent dans cette région et plus de 8.000 soldats qui y sont déployés", a déclaré le Président.
Comme l'a fait savoir à Reuters une source gouvernementale, l'acquisition de trois frégates Belharra qui seront contruites à Lorient coûtera à la Grèce environ trois milliards d'euros.
Cet accord de renforcement de l'alliance franco-greque "contribue à protéger la sécurité, la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de nos deux États, tout en promouvant la sécurité, la stabilité et la prospérité dans des régions d'intérêt commun", a indiqué Emmanuel Macron.

Rupture brutale

Le fameux "contrat du siècle", que Canberra a décidé de rompre sans avertissement, correspondait à un montant de plus de 55 milliards d'euros pour la fourniture de 12 sous-marins à propulsion diesel. Selon le PDG de Naval Group, Éric Pommellet, ils s'apprêtent à communiquer à Canberra les indémnités à règler.
Non seulement l'Australie a annoncé cette rupture brutale du contrat, mais elle a aussi annoncé conclure le traité tripartite AUKUS avec le Royaume-Uni et les États-Unis tout en déclarant l'acquisition d'au moins 8 sous-marins à propulsion nucléaire américains ou britanniques, à la grande déception de la France qui a dénoncé un "coup dans le dos".
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала