Les talibans demandent l’aide de la Russie pour stabiliser la situation dans la région

© Sputnik . Ekaterina Tchesnokova / Aller dans la banque de photosП/к делегации политического офиса движения "Талибан" (запрещено в РФ) в Москве
П/к делегации политического офиса движения Талибан (запрещено в РФ) в Москве - Sputnik Afrique, 1920, 24.09.2021
Pour aider le nouveau gouvernement à reconstruire l’Afghanistan, la Russie – l’un des pays à y avoir préservé sa mission diplomatique après la reprise du pouvoir par les talibans* – pourrait jouer les intermédiaires entre le pays et l’Onu, estime Zabihullah Mujahid, vice-ministre de la Culture des talibans*.
Alors que les talibans* ont nommé Suhail Shaheen comme représentant à l’Onu, mais attendent toujours la réponse de l’organisation sur cette nomination, le vice-ministre de la Culture des talibans* Zabihullah Mujahid a expliqué à Sputnik le rôle que la Russie peut jouer dans les relations entre le mouvement et l’Onu.
"Elle [la Russie, ndlr] peut être un intermédiaire entre nous et l’Onu, y compris en ce qui concerne la diminution de la pression des sanctions. Nous sollicitons l’assistance russe au règlement de la situation dans la région et en particulier en Afghanistan ainsi qu’au processus de reconstruction du pays", expose-t-il.
Selon le vice-ministre, le nouveau gouvernement afghan espère que les prochaines réunions du Conseil de sécurité de l’Onu auront des effets positifs pour le pays.

Aider l’Afghanistan

L’Afghanistan, poursuit-il, a besoin de l’aide de plusieurs pays.
"Plusieurs nations pourraient nous aider. La Russie pourrait contribuer avec ses projets économiques, commerciaux et d’investissement. La Turquie pourrait aider dans le secteur de l’éducation", ajoute-t-il.
Le responsable a également appelé les États-Unis à rouvrir leur mission diplomatique à Kaboul, soulignant cependant que les talibans* ne toléreraient pas la présence de militaires étrangers sur le sol afghan, d’autant plus que, selon lui, le soutien du peuple afghan suffit au mouvement pour combattre Daech*.

Les relations avec la France

Quant aux relations avec les pays occidentaux, en particulier avec la France et le Royaume-Uni, le vice-ministre note qu'actuellement, il n'y a eu aucune déclaration officielle sur leur intention de reconnaître le nouveau gouvernement en Afghanistan.
"Nous n'avons aucun problème d'interaction avec eux. Nous appelons à des relations fortes avec l'Europe, les États-Unis et tous les pays du monde. Nous comptons sur leur reconnaissance et avons besoin d'une coopération à tous les niveaux, notamment diplomatique", assure-t-il.

Une visite des talibans* à Moscou?

Par la suite, une source au sein du ministère russe des Affaires étrangères a indiqué à Sputnik que Moscou et Kaboul discutaient de la possibilité d'une visite en Russie d'une délégation du gouvernement taliban*.
"Des discussions sont en cours, mais il est trop tôt pour parler de détails", confirme l'interlocuteur de l'agence.

Poutine sur le futur de l’Afghanistan

S’exprimant le 17 septembre lors du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Douchanbé, Vladimir Poutine a estimé qu’il revenait aux États-Unis et aux pays de l’Otan d’assumer et donc de corriger les conséquences de leur présence en Afghanistan.
"Nous partons du principe que les États-Unis et les pays de l'Otan, qui sont évidemment directement responsables des graves conséquences de leur longue présence dans ce pays, doivent assumer l'essentiel des coûts liés à la reconstruction [de l'Afghanistan, ndlr]", a déclaré le Président.
Vladimir Poutine juge qu’il faut travailler avec les États-Unis et d'autres pays occidentaux pour débloquer les fonds afghans à l'étranger et reprendre les programmes de la Banque mondiale et du FMI.
Enfin, soulignant que le gouvernement taliban* est intérimaire et pas vraiment représentatif ou inclusif, le Président considère qu’il faut quand même travailler avec.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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