"Je vis avec un homme déconstruit": Sandrine Rousseau en remet une couche

© AFP 2022 PHILIPPE DESMAZESSandrine Rousseau
Sandrine Rousseau  - Sputnik Afrique, 1920, 23.09.2021
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Sandrine Rousseau a affirmé appliquer les thèses déconstructionnistes jusque dans son couple. La candidate à la primaire EELV a été raillée sur les réseaux sociaux.
Alors que la primaire EELV doit livrer son verdict dans quelques jours, la candidate Sandrine Rousseau a encore fait parler d’elle par une sortie controversée. Adepte de la "déconstruction", mouvement cherchant à questionner les modes de pensée occidentaux, l’universitaire a remis le couvert sur le plateau de LCI.
La candidate écologiste a ainsi appelé à "déconstruire les a priori", étape nécessaire selon elle pour mieux comprendre les discriminations à l’œuvre dans la société française. Mais Sandrine Rousseau a aussi surpris son monde, en affirmant mettre à l’épreuve ses principes au sein de son couple.
"N’importe qui peut être déconstruit. C’est une démarche personnelle. Ça demande du temps, des lectures […] Moi je vis avec un homme déconstruit et j’en suis hyper heureuse!", a-t-elle ainsi déclaré sur LCI.
Une confession sur sa vie privée qui n’a pas manqué de faire réagir les réseaux sociaux. L’eurodéputé Jean-Lin Lacapelle (RN) a ainsi dénoncé une "novlangue" digne d’Orwell, reprochant aux écologistes d’user d’une "arme de destruction intellectuelle", via ce courant déconstructionniste.
Sa collègue Hélène Laporte lui a emboîté le pas, fustigeant les "obsessions idéologiques" de Sandrine Rousseau.
D’autres, comme la journaliste de l’Opinion Emmanuelle Ducros, ont pointé le burlesque de la formule, se demandant à quoi pouvait bien ressembler un "homme déconstruit".
Même si le grand reporter François-Xavier Bourmaud semble avoir une idée assez précise de la chose.
Thèses radicales
Ce n’est pas la première fois que Sandrine Rousseau s’attire ainsi les railleries de la Toile. La candidate EELV s’est souvent vu reprocher ses prises de positions radicales, qui flirtent parfois avec les thèses décoloniales et intersectionnelles.
Fin juillet, elle avait notamment déclaré que l’écologie ne devait pas être représentée par "des hommes blancs à vélo dans les villes", mais devait donner plus de visibilité aux femmes et aux "personnes noires ou musulmanes", considérées comme des "résistantes de fait".
Adepte de la "convergence des luttes", la vice-présidente de l’université de Lille mâtine souvent son engagement écologique de féminisme. Reprenant des éléments de langage issus des campus américains, il lui arrive ainsi fréquemment de parler d’"assignation de genre" ou de "lutte contre le patriarcat".
"L’écologie et le féminisme ont le même ADN. Il faut déconstruire le rapport de domination de l’humain sur la nature, comme celui de l’homme sur la femme, incarné par le patriarcat", déclarait-elle ainsi au Figaro en février.
Une radicalité assumée qui semble lui réussir, puisque l’universitaire a gagné le droit de disputer à Yannick Jadot le ticket EELV pour la présidentielle. Le second tour de la primaire livrera son verdict le 28 septembre.
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