La police britannique désigne un troisième suspect dans l’affaire Skripal

Londres - Sputnik Afrique, 1920, 21.09.2021
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L’affaire Skripal connaît une nouvelle étape: Londres a divulgué le nom d’un troisième individu accusé de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia en mars 2018. Selon la police britannique, il s'agit de Sergueï Fedotov, aussi connu sous le nom de Denis Sergueïev, qui serait lié au GRU.
Un troisième suspect a été désigné par la police britannique dans l’affaire Skripal engagée après que l’ancien agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés empoisonnés en mars 2018 à Salisbury, selon la version de Londres.
Il s’agit de Sergueï Fedotov, aussi connu sous le nom de Denis Sergueïev, inculpé pour tentative de meurtre contre ces personnes, ainsi que contre le policier Nick Bailey, qui avait été contaminé en intervenant sur les lieux. Il est également accusé de possession et d'utilisation d'une arme chimique.
Le rôle et l'identité du troisième suspect avaient été précédemment évoqués par le site d'investigation Bellingcat en février 2019. Selon le Royaume-Uni, Denis Sergueïev, âgé d’une cinquantaine d’années, se trouve actuellement en Russie. Les autorités britanniques ont promis d’informer Interpol pour demander son arrestation s'il voyage à l'extérieur du pays.

"Nous restons plus déterminés que jamais à traduire les responsables en justice", a déclaré aux journalistes Dean Haydon, commissaire adjoint de la police britaniique et coordinateur national principal de la police antiterroriste.

Le responsable a également assuré avoir "les preuves" qui relient les trois suspects au GRU.
De premières informations sur les suspicions portées à l’encontre de ce dernier ont émergé en février 2019. À l’époque, l’ambassade de Russie à Londres les avait qualifiées d’intox mise en circulation par les services secrets britanniques.

Réaction de Moscou

Moscou a fermement protesté contre ces accusations considérées comme "des tentatives de rendre la Russie responsable" de cet incident.

"Nous condamnons fermement toutes les tentatives de Londres de rendre Moscou responsable de ce qui s’est passé à Salisbury et nous insistons sur [la nécessité de mener, ndlr] une investigation professionnelle, juste et impartiale de l’incident", a déclaré ce 21 septembre Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères lors d’un point presse.

Affaire Skripal

L'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été empoisonnés en mars 2018 à Salisbury et retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie d'être derrière cet empoisonnement. Selon Londres, un agent innervant d’un groupe de produits connus sous le nom de "Novitchok" a été utilisé.
Le 5 septembre 2018, le parquet britannique a formulé à l'encontre des Russes Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov quatre chefs d'accusation, notamment ceux de tentative de meurtre de Sergueï Skripal et de Ioulia, ainsi que du policier britannique Nick Bailey.
Theresa May a affirmé que les deux suspects étaient des hommes du GRU sans pour autant présenter de preuves pour appuyer ces allégations.
Moscou a à maintes reprises rejeté ces accusations et s'est dit disposé à coopérer pour enquêter sur les faits.
Auparavant, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait déclaré qu’environ 60 notes diplomatiques avaient été envoyées au Bureau britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth pour demander de donner accès à la Russie à l'enquête et pour pouvoir communiquer avec les citoyens russes concernés, ainsi que pour proposer une collaboration et une assistance juridique. La partie britannique n’y a pas répondu.
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