Val-de-Marne: un voyeur au «profil très inquiétant» arrêté pour avoir filmé des dessous féminins avec son portable

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Puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende, le voyeurisme n’est pas pour autant un délit rare. Un cas récent a eu lieu dans le Val-de-Marne, où un SDF a été arrêté, soupçonné d’avoir photographié et filmé sous des jupes.
Un sans domicile fixe de 32 ans a été arrêté lundi 13 septembre à Mandres-les-Roses, dans le Val-de-Marne, pour des faits de voyeurisme. Il est soupçonné d’avoir filmé et photographié avec son portable des femmes lorsqu’elles se trouvaient dans les toilettes ou des cabines d’essayage, écrit Le Parisien.
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Si deux d'entre elles se sont officiellement adressées à la police, celle-ci estime que le nombre de victimes est plus grand car sur son portable se trouvaient 1.100 photos et vidéos prises depuis fin mai.
Déjà connu pour des affaires de violence et de stupéfiants, l’homme a été pris en flagrant délit une première fois à Cesson le 30 août après qu’une cliente d’Auchan a averti la police. Interrogé et son portable saisi, il a été laissé libre jusqu’à la conclusion de l’enquête.
Mais dimanche 12 septembre, une autre femme a remarqué un voyeur lorsqu’elle se trouvait dans une boutique de vêtements à Lieusaint. Réagissant à sa plainte, les policiers ont fait le rapprochement avec le SDF et l’ont arrêté le lendemain du côté de Mandres-les-Roses.
Après avoir reconnu les faits, l’homme a été examiné par un psychiatre qui a constaté qu’il risquait de passer à l’acte sur des femmes dans les jours à venir.
«Il a un profil très inquiétant avec un risque de passage à l’acte pour une potentielle agression sexuelle, voire un viol», estime une source citée par La République de Seine-et-Marne.

Délit de voyeurisme

Depuis le 3 août 2018, date où ce genre de délit est entré dans le Code pénal, le nombre de condamnations ne cesse d’augmenter, a constaté Le Parisien fin janvier 2021en se référant au ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Les autorités faisaient état de 81 condamnations en 2020 contre 86 en 2019 et de seulement quatre en 2018. Le délit est puni d'un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende, mais l’auteur de l’infraction risque deux ans de prison et 30.000 euros d’amende si la victime est mineure, si les faits sont commis par une personne qui abuse de l’autorité conférée par ses fonctions ou si les images ont été enregistrées ou encore transmises.
Interrogé par le quotidien, l’avocat et le membre du conseil de l’ordre Frédéric Chhum a expliqué qu’avec l’arrivée des nouvelles technologies, et en particulier des téléphones portables, «filmer ou photographier sans consentement était devenu beaucoup plus facile».
Par exemple, comme l’écrit Le Courrier picard, la police a arrêté le 30 août un Amiénois qui filmait des dessous féminins avec une fausse clef de voiture équipée d’une mini-carte SD et d’une microcaméra. Pendant l’été, deux autres hommes ont également été arrêtés dans le secteur d’Amiens pour avoir filmé les parties intimes de femmes à l’aide de caméras insérées dans leurs sacs qu’ils balançaient sous les jupes ou glissaient sous les rideaux des cabines d’essayage.
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