Tirs de mortiers d’artifice et jets de projectiles: des policiers agressés à plusieurs reprises en Seine-Saint-Denis

© AFP 2022 CHRISTOPHE ARCHAMBAULTUn policier
Un policier - Sputnik Afrique, 1920, 12.09.2021
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Des agents de police ont été attaqués à plusieurs reprises et blessés par des tirs de mortiers d’artifice à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) alors qu’ils contrôlaient un véhicule. Un individu a été arrêté. D’autres sont toujours recherchés.
À Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), des policiers ont été agressés le 11 septembre à plusieurs reprises, rapporte Actu17.
Selon le média, une patrouille a essuyé des jets de projectiles au niveau de l’allée Elsa-Triolet, mais a poursuivi son chemin.
Un peu plus loin, les policiers ont procédé au contrôle de plusieurs individus installés dans une voiture à l’angle de la rue Fernand-Léger et de l’avenue du Pavé-Neuf, poursuit Actu17. C’est à ce moment-là que la situation s’est dégradée.
D’après le média, des individus ont surgi et visé les policiers avec des mortiers d’artifice. L’un des fonctionnaires a été touché au niveau d’une cheville. Un collègue a été légèrement brûlé.
Leurs agresseurs ont pris la fuite. La police a demandé des renforts pour les retrouver.
Actu17 indique que lors des recherches, les agents ont une nouvelle fois été visés par des jets de projectiles. Cette fois, ils ont répondu avec des gaz lacrymogènes et des tirs de lanceur de balles de défense (LBD).
Un individu a été arrêté et placé en garde à vue.

Un quartier sensible?

Une source citée par Actu17 note que les fonctionnaires sont fréquemment attaqués dans ce quartier:
«Ce sont très souvent les mêmes individus qui utilisent ces mortiers d’artifice contre les policiers […]. Et le reste du temps, ils sont sur un point de deal du secteur».
Des chiffres partagés en février par Le Monde, qui se réfère aux services statistiques du ministère de l’Intérieur, relèvent que les agressions contre la police ont plus que doublé en 20 ans.

Demande de tenues ignifugées

Cet incident intervient alors que les syndicats Alliance police nationale et Unité SGP réclament des tenues anti-feu pour protéger les effectifs, souvent ciblés par des tirs de mortiers d’artifice.
Dans les Yvelines, une trentaine de policiers en disposent, d’après Le Parisien, tandis qu’il en faudrait 150. Mais celles-ci ne sont pas complètement ignifugées. Elles sont seulement censées ralentir la progression des flammes.
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