«Tout raser» à Marseille? «Il y a des cités pour lesquelles la réponse doit être différente», estime Macron

© REUTERS / POOLEmmanuel Macron lors de sa visite à Marseille, le 1er septembre 2021
Emmanuel Macron lors de sa visite à Marseille, le 1er septembre 2021 - Sputnik Afrique, 1920, 02.09.2021
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Invité à réagir à la proposition de Manuel Valls de «tout raser, tout reconstruire» dans les quartiers défavorisés de Marseille, Emmanuel Macron a en partie souscrit à ses propos, mais estime qu’il ne s’agit pas de la seule réponse. Sur place, il a présenté un plan d’urgence pour la deuxième ville de France.
Faut-il «tout raser» dans les cités populaires du cœur de Marseille, comme le suggérait Manuel Valls? En visite pour trois jours dans la cité phocéenne, Emmanuel Macron a salué l’engagement et la «vision des choses» de l’ancien Premier ministre, mais apporte une position plus nuancée.
«Je pense qu'il a raison dans certaines cités, mais il y a des cités pour lesquelles la réponse doit être différente», a-t-il déclaré mercredi 1er septembre, ajoutant que «de toute façon, même quand vous rasez une cité, il faut reloger les gens». Une réponse qui signifie qu’il n’y aura pas de solution à court terme pour la rénovation urbaine, mais un plan qui prendra des années.
Le matin même, Manuel Valls, devenu chroniqueur sur RMC et BFM TV, avait reconnu un «échec collectif» concernant Marseille, dont certains quartiers sont rongés par «la pauvreté, les inégalités, la violence et l’insécurité». «Il faut tout raser. Il faut tout reconstruire, il faut repeupler autrement ces quartiers», avait-il plaidé.

Plan d’urgence

Ce jeudi 2 septembre, le chef de l’État devrait annoncer un plan d’urgence intitulé «Marseille en grand», qui regroupe des mesures pour les écoles, les logements et les transports, nommées comme les trois priorités à gérer pour que la deuxième ville de France «rattrape son retard», indique l’AFP. Concrètement, l’État participera à un plan de rénovation de plus de 200 écoles de la ville ainsi qu’à la réhabilitation de logements insalubres.
Sur le plan sécuritaire, il a annoncé mercredi un investissement de 150 millions d’euros pour les forces de l’ordre de la ville, avec l’arrivée de 200 policiers supplémentaires dès 2022. Depuis le début de l’année, 15 décès ont été comptabilisés dans la ville en raison des règlements de compte liés au trafic de drogue. Le 18 août, la victime d’une fusillade dans une cité n’était âgée que de 14 ans.
Par le passé, plusieurs plans massifs ont été annoncés pour Marseille, notamment lorsque Manuel Valls était au gouvernement, sans améliorer la situation. «Beaucoup de choses qu'on va lancer n'auront pas de résultats tout de suite, je suis lucide. […] On va faire le maximum, mais je ne peux pas vous dire qu'on réussira», a prévenu le Président.
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