La relation avec la Russie et l’Otan divise les souverainistes au sein de l’UE

© Sputnik . Mikhail Klimentyev / Accéder à la base multimédiaVladimir Poutine lors de la rencontre avec Marine Le Pen au Kremlin
Vladimir Poutine lors de la rencontre avec Marine Le Pen au Kremlin - Sputnik Afrique, 1920, 08.07.2021
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Quinze partis souverainistes souhaitent faire alliance au Parlement européen. Un bloc mort-né? Les désaccords entre les participants sont en effet profonds, en particulier sur la relation avec la Russie et l’Otan. Une dissension qui pourrait enterrer ce projet d’alliance européenne, selon Ferenc Almássy, rédacteur en chef du Visegrád Post.

Camarades populistes de tous les pays, unissez-vous!

Le 2 juillet, quinze partis souverainistes signaient une déclaration commune présentée comme «la première pierre» d'une alliance au Parlement européen, qui vise à «réformer l'Europe». De Marine Le Pen au Fidesz de Viktor Orban jusqu’à la Lega de Matteo Salvini, cette nouvelle force politique pourrait représenter un contrepoids de taille au bloc progressiste régnant à Bruxelles. Pourtant, ce groupe parlementaire est loin d’être concrétisé. Car des désaccords de fond demeurent au sein même de cette coalition hétéroclite.

Lignes rouges –Jean-Baptiste Mendes reçoit le journaliste franco-hongrois Ferenc Almássy, rédacteur en chef du Visegrád Post.

C’est le cas de la relation avec la Russie et avec l’Otan, qui sépare les conservateurs du PiS (Droit et justice) au pouvoir en Pologne, du Rassemblement national, du Fidesz et de la Lega. D’ailleurs, la déclaration commune s’en ressent. Le texte précise que «le lien atlantique de l’Union européenne avec le Traité Atlantique Nord» est «une grande réussite pour un grand nombre d'Européens.» Selon L’Opinion, le texte aurait initialement été rédigé par Varsovie, puis amendé par le RN pour ne pas mentionner nommément l’Otan.

Pour Ferenc Almássy, rédacteur en chef du Visegrád Post, la relation avec la Russie «est clairement la pomme de discorde la plus importante».

«Il est peu probable qu’il y ait une véritable fusion, car il y a certains sujets sur lesquels il y a des désaccords majeurs sur lesquels personne ne veut lâcher. […] Le PiS polonais est résolument pro-Otan, impliqué pour son maintien et son développement sur des lignes assez dures par rapport à la Russie […] Si ça se fait, ils s’entendront pour avoir des votes plus libres au sein du groupe.»

 

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