Perquisition au ministère de la Justice dans une affaire concernant Dupond-Moretti

© AFP 2022 THOMAS COEXÉric Dupond-Moretti
Éric Dupond-Moretti  - Sputnik Afrique, 1920, 01.07.2021
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Une perquisition est en cours au ministère de la Justice dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de conflits d’intérêt visant Éric Dupond-Moretti, suspecté d’avoir influé sur des dossiers qu’il traitait en tant qu’avocat.

Une perquisition est en cours au ministère de la Justice dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de conflits d’intérêt visant Éric Dupond-Moretti, suspecté d’avoir influé sur des dossiers qu’il traitait en tant qu’avocat.

Dans une enquête de la Cour de justice de la République (CJR), la police a procédé à des perquisitions au sein du ministère français de la Justice dans le cadre de soupçons de conflit d'intérêts dans les activités du ministre Éric Dupond-Moretti.

Seule juridiction capable de juger les ministres, la CJR avait ouvert l’enquête en janvier suite aux plaintes déposées par trois syndicats de magistrats et l'association Anticor, qui accusent M.Dupond-Moretti de conflit d'intérêts entre son action de garde des Sceaux et ses anciennes fonctions d'avocat.

Selon Le Parisien, ce sont les gendarmes de la section de recherche de Paris ainsi que les magistrats de la CJR qui s’occupent de la perquisition.

Le Canard enchaîné rapporte en outre que le garde des Sceaux devrait être prochainement convoqué par les magistrats de la CJR.

L’affaire en question

En septembre dernier, le ministre a ordonné une enquête administrative sur trois magistrats du parquet national financier (PNF). Les responsables participaient à une enquête préliminaire visant à identifier la taupe qui aurait informé Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu’ils étaient sur écoute (affaire «des écoutes de Bismuth»).

Ce que lui reprochent les magistrats

Éric Dupond-Moretti se voit reproché de se servir de ses fonctions de ministre pour régler ses vieux comptes, du temps où il était avocat. Bien qu’une première enquête ait estimé que le travail des magistrats du parquet national financier n'avait rien comporté d'illégal, le ministre avait, le 15 septembre 2020, saisi une seconde fois l'Inspection générale de la justice pour de plus amples vérifications.

Selon les informations de 20 Minutes, Jean Castex a été entendu en qualité de témoin, début juin, par les magistrats de la CJR. 

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