États-Unis et Turquie ne sont pas parvenus à un accord sur le S-400, les consultations se poursuivront

© Sputnik . RIA Novosti / Accéder à la base multimédiaS-400 (photo d'archives)
S-400 (photo d'archives) - Sputnik Afrique, 1920, 17.06.2021
S'abonnerTelegram
Joe Biden et Recep Tayyip Erdogan ne sont pas parvenus à un accord en ce qui concerne les missiles sol-air russes S-400 achetés par la Turquie. Toutefois, selon le conseiller américain à la Sécurité nationale, les deux dirigeants se sont entendus pour poursuivre les négociations dans ce domaine.

Le Président des États-Unis et son homologue turc n'ont pas réussi à s’entendre concernant les missiles sol-air russes S-400 au cours des négociations récentes en Europe mais sont convenus de continuer les consultations sur ce sujet, a expliqué le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan.

«Quant aux S-400, les dirigeants ont examiné cette question. Ils n'ont pas réussi à la résoudre et ont décidé de poursuivre le dialogue sur les missiles russes», a-t-il déclaré lors d'un point de presse par téléphone.

La rencontre entre Recep Tayyip Erdogan et Joe Biden a eu lieu ce lundi 14 juin lors du sommet de l’Otan à Bruxelles.

Les missiles S-400 et la crise turco-américaine

L'armée turque, la deuxième de l'Otan par sa taille, a irrité ses alliés occidentaux en achetant des missiles sol-air russes et en intervenant directement dans des zones de conflit en Syrie et en Libye.

La Russie et la Turquie ont conclu un contrat portant sur l’achat de S-400 en 2017. La livraison de ces missiles de défense antiaérienne a été réalisée entre l'été et l'automne 2019.

Cette acquisition a provoqué une crise dans les relations entre la Turquie et les États-Unis. Washington demandait l’annulation de la vente et qu’en échange Ankara lui achète des batteries de missiles Patriot. Les États-Unis ont exclu la Turquie du programme de chasseur F-35 et lui ont imposé des sanctions conformément à la CAATSA, la loi sur la résistance aux adversaires de l'Amérique au moyen de sanctions.

Ankara pour sa part a dit ne pas envisager de renoncer aux S-400. De plus, à la fin avril, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait déclaré que la Turquie continuait ses négociations avec la Russie à propos d’un deuxième achat de S-400.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала