Pourquoi la police canadienne s’oppose-t-elle aux nouvelles contraintes liées au Covid-19?

© AFP 2022 COLE BURSTONDes agents de police de Toronto
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Les mesures sanitaires du gouvernement canadien face à la «troisième vague» ne font pas l’unanimité. La police fait également de la résistance, et ça, c’est une première! Pierre Bourque, journaliste à Ottawa, se penche au micro de Rachel Marsden sur la situation au Canada.

Face à l’augmentation des hospitalisations attribuée aux variants du Covid-19, les autorités canadiennes ont continué de serrer la vis.

Mais une opposition massive, même du côté des forces de l’ordre, les a fait reculer. Le gouvernement de l’Ontario, la plus grande province du pays, a fait notamment marche arrière sur un ordre d’assignation à domicile de la population après les tweets de divers services de police indiquant qu’ils ne contrôleraient pas les gens en leur demandant pourquoi ils étaient dehors.

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De plus, en réponse à la nouvelle interdiction de déplacement entre régions dans la province de Colombie-Britannique, le président de la Fédération nationale de la police, Brian Sauvé, a dit que de «participer à des barrages routiers mettait une pression encore plus grande sur des ressources limitées». Tout cela s’ajoute à une quarantaine hôtelière obligatoire et payante pour tous les voyageurs arrivant sur le territoire par avion et à une campagne vaccinale qui traîne par rapport à celle des États-Unis. Que s’est-il passé au Canada, autrefois considéré comme l’un des meilleurs gestionnaires de la crise sanitaire?

Si au début, quand on ne savait pas quoi faire contre cette pandémie, on écoutait le gouvernement, Pierre Bourque, journaliste à Ottawa et rédacteur en chef de Bourque Newswatch, explique pour Le Désordre mondial que la population commence à en avoir assez.

«Les gens en ont ras-le-bol, spécialement en Ontario où les contraintes sont sévères car le Covid frappe fort. Quand l’an dernier, la police était sur les ponts pour contrôler déplacements, personne ne discutait les mesures. Aujourd’hui, on écoute de moins en moins le gouvernement, la population et la police en ont assez.»

Une ONG à Alberta a, pour sa part, contesté en justice le principe de limiter les déplacements des gens. Elle a été dans un premier temps déboutée. Mais quel est le sentiment global de la population à l’égard de cette restriction? Il y a toujours un certain pourcentage de la population qui est contre ce que décide le gouvernement, explique le journaliste:

«Il convient quand même de faire attention aux nouveaux variants. Mais le fait de se mettre en quarantaine coûte très cher, en temps mais aussi en argent. Certains préfèrent payer une amende que de se mettre en quarantaine.»

Malgré le fait que l’épidémie flambe en Ontario et Colombie-Britannique, les gens ont envie de continuer leurs activités, comme ils ne voient pas le virus circuler parmi leurs proches, poursuit Pierre Bourque:

«Les hôpitaux sont certes surchargés. Mais le problème principal, c’est que la majorité de la population ne connaît pas encore quelqu’un qui a eu le Covid. On voit ça à la télévision ou sur l’Internet ou à la radio. Même moi, après 14 mois de cette pandémie, je ne connais qu’une personne qui ait eu le Covid.»
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