Washington donne son aval pour que l'Iran transfère des fonds pour des vaccins, sous condition

© AP Photo / Vahid SalemiDrapeau iranien, Téhéran
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Washington a permis à Téhéran, sous le fardeau des sanctions, d’acquérir à l'étranger des vaccins anti-Covid, a annoncé la banque centrale iranienne. Or, les États-Unis exigent que les transferts des fonds à ces fins soient réalisés via des banques américaines, ce qui représente des risques, estime Hassan Rohani.

Le Président iranien a exprimé des craintes face à l'exigence américaine d'effectuer les transferts des fonds iraniens destinés à acheter des vaccins contre le coronavirus par des banques américaines.

Le pays a obtenu l'autorisation pour les transferts du Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain, qui a cependant insisté sur le fait «que l'argent passe par une banque américaine avant d'être transféré» pour l'achat du vaccin, a déclaré Hassan Rohani lors d'une réunion du Comité de lutte contre le Covid-19.

Le directeur de la banque centrale d'Iran, Abdolnaser Hemmati, avait annoncé plus tôt dans la semaine avoir eu le soutien d'une unité du département américain du Trésor et avoir ainsi la possibilité de transférer les fonds vers une banque suisse et payer pour les vaccins.

Les États-Unis «ont imposé des sanctions contre toutes nos banques. Ils ont accepté ce dossier sous la pression de l'opinion publique mondiale», a constaté M.Hemmati.

Pour le chef de gouvernement, il existe pourtant un risque que l’administration américaine saisisse ces fonds.

«Qui peut faire confiance à des gens comme vous? Vous avez volé notre argent partout où vous l'avez retrouvé», a fustigé M.Rohani.

L'Iran entend verser environ 244 millions de dollars (près de 200 millions d'euros) pour 16,8 millions de doses de vaccins pré-achetés dans le cadre du mécanisme d'accès équitable aux vaccins de l'OMS, Covax.

Son propre vaccin

Le ministre iranien de la Santé, Saeed Namaki, avait annoncé que son pays souhaitait terminer la production de son propre vaccin vers le printemps prochain.

Par la suite, le ministère a invité les volontaires à participer aux essais cliniques de ce vaccin.

Le bilan du pays a dépassé les 54.000 morts et 1.195.000 contaminations, ce qui le classe parmi les États les plus durement touchés au Moyen-Orient.

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