Schiappa chahutée sur le Net après les révélations de l’ex-femme de tueur de Saint-Just

© AP Photo / Stephane de SakutinMarlène Schiappa
Marlène Schiappa - Sputnik Afrique
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«J’ai alerté la police, la gendarmerie, l’aide sociale à l’enfance, j’ai même écrit à Marlène Schiappa. Rien n’a été fait». Après ce témoignage de l’ex-femme de l’homme qui a tué trois gendarmes dans le Puy-de-Dôme, de nombreux internautes dénoncent l’inaction de l’ancienne secrétaire d’État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes.

Dans une interview au quotidien Le Dauphiné libéré, l'ex-épouse du tueur des trois gendarmes d'Ambert affirme qu'elle «savait qu'il était dangereux» et qu'elle a «lancé l'alerte des dizaines de fois», même auprès de Marlène Schiappa, sans jamais être entendue. Face à ces révélations, les internautes fustigent l’ancienne secrétaire d’État de l'Égalité entre les femmes et les hommes.

Ce que son ex-femme a déclaré

«J’avais lancé des alertes, des dizaines! Je savais qu’il était dangereux», souligne-t-elle dans son entretien au Dauphiné libéré repris par la presse.

Elle précise même qu’un jour, il a tenté de l’étrangler, mais elle est parvenue à s’enfuir.

«J’ai alerté la police, la gendarmerie, l’aide sociale à l’enfance, j’ai même écrit à Marlène Schiappa [alors secrétaire d’État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, ndlr]. Rien n’a été fait. On m’a dit à chaque fois qu’il allait certainement se calmer.»

Réaction des internautes

L’inaction de la responsable a été vivement critiquée sur Twitter. Son nom est apparu dans les top tendances du réseau social ce samedi matin.

«Si cela est confirmé, Marlène Schiappa, devrait en rendre compte pour non-assistance à personne en danger mais également au titre de l'article 40 du code de procédure pénale», tweete un internaute.

Drame de Saint-Just

Dans la nuit du 22 au 23 décembre, trois gendarmes ont été tués et un quatrième blessé à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, lors d'une intervention pour des violences conjugales. L'auteur du carnage a été retrouvé mort quelques heures plus tard non loin de son domicile, à proximité de son véhicule, une arme à la main, avait déclaré à la presse le procureur de la République de Clermont-Ferrand.

Selon les premières hypothèses, le meurtrier a lui-même incendié sa maison. Sa compagne est sortie sur le toit. Les trois gendarmes qui sont intervenus ont été mortellement blessés alors qu'ils tentaient de secourir la femme. Le forcené aurait ouvert le feu sans menaces préalables.

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