Une inquiétante conséquence de la pandémie décrite par des scientifiques

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Suite à la pandémie et au fait d’avoir prescrit des antibiotiques plus souvent, des microbes pourraient devenir plus résistants. De ce fait, des scientifiques mettent en garde contre une situation où d'ici 2050 environ 10 millions de personnes pourraient mourir chaque année d'infections résistantes, est-il indiqué dans la revue PLOS Pathogens.

Des scientifiques de l'université du Colorado travaillent à créer un nouveau moyen pour lutter contre les microbes résistants aux antibiotiques, selon le communiqué de presse publié dans MedicalXpress. D'ici 2050, environ 10 millions de personnes devraient mourir chaque année d'infections résistantes, la propagation de bactéries dangereuses étant accélérée en raison de la fréquence de la prescription d'antibiotiques liés au Covid-19, d’après l'article publié dans la revue PLOS Pathogens.

«La situation liée au Covid-19 risque certainement de nous exposer à une résistance accrue aux antibiotiques, et il est donc plus important que jamais de trouver d'autres traitements», a déclaré Corrie Detweiler, professeure de biologie moléculaire, citée par MedicalXpress.

Les expériences menées

Les chercheurs ont utilisé la méthode SAFIRE pour la recherche de nouvelles molécules qui pourraient aider à lutter contre les infections.

Sur les 14.400 candidats sélectionnés, 70 ont été les plus prometteurs. De plus, un d'eux, connu comme JD1, s'est trouvé particulièrement effectif contre les bactéries à Gram négatif. Ces bactéries ont une couche externe supplémentaire qui les protège contre les antibiotiques. Cependant, la réaction primaire immunitaire aide JD1 à pénétrer dans les microbes et à influencer la membrane intérieure. Au cours des expériences, JD1 a réduit de 95% la survie des bactéries à Gram négatif Salmonella Enterica, alors que les cellules mammifères restent intactes.

«Si nous ne résolvons pas le problème de trouver de nouveaux antibiotiques ou d'une façon ou d'une autre de faire fonctionner à nouveau les anciens antibiotiques, nous allons voir fortement augmenter les décès dus aux infections bactériennes que nous pensions avoir vaincues il y a des décennies», a conclu la scientifique.
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