«Une saturation des réanimations» risque d’éclater début janvier en France, selon le président du Grand Est

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«Si les décisions ne sont pas prises de manière correcte», l’Hexagone connaîtra «une saturation des réanimations» entre le 4 et le 10 janvier, a fait savoir sur BFM TV le président de la région Grand Est, Jean Rottner. Il a en outre regretté que les autorités écartent l’idée d’instaurer un reconfinement après Noël.

Alors que les maires de Nancy et Reims, Mathieu Klein et Arnaud Robinet, ont exigé un reconfinement après Noël, le médecin urgentiste et président du Grand Est, Jean Rottner, s’est dit solidaire de ces édiles. Selon lui, les deux élus «voient les chiffres progresser, la circulation du virus croître de jour en jour»:

«Ils sont inquiets, car ils sont en contact avec les équipes soignantes qui sont épuisées, elles-mêmes atteintes avec de nombreux clusters intrahospitaliers», a-t-il estimé.

La région Grand Est traversant en effet un rebond de l’épidémie, le taux d’incidence hebdomadaire étant supérieur à la moyenne nationale, M.Rottner met en garde contre la détérioration de la situation dans les services de réanimation:

«On risque, effectivement, si les décisions ne sont pas prises de manière correcte, si chacun d’entre nous ne fait pas attention, d'avoir une saturation des réanimations, entre le 4 et le 10 janvier prochain».

La décision des autorités centrales est «de moins en moins supportable»

Répondant à la question de savoir si ce n’est qu’une impression «que la situation [puisse] basculer dans une grande gravité pratiquement en quelques heures», le médecin a estimé qu’en réalité le phénomène est «vraiment progressif». Et d’expliquer qu’ils disposent de «courbes prédictives» «qui permettent à 15 jours - trois semaines de savoir quelle va être la situation pratiquement secteur par secteur».

Il a donc regretté la fin de non-recevoir adressée par Olivier Véran suite à la demande de reconfinement formulé par MM. Klein et Robinet:

«Les élus que nous sommes souhaitent faire de la pédagogie, anticiper, expliquer et ne pas être toujours mis sur le fait accompli du jour au lendemain par une décision qui vient des autorités centrales et qui est aujourd'hui de moins en moins supportable sur le terrain.»
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