Une loi «anti-normalisation avec Israël» déterminera «les forces nationales des traîtres», affirme un député tunisien

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Un projet de loi incriminant la normalisation des relations avec Israël a été introduit au Parlement tunisien par le groupe démocratique, soutenu par d’autres députés, informe l’agence TAP. En visite officielle en France, le chef du gouvernement tunisien a déclaré à France 24 qu’un accord avec Israël «n’était pas à l’ordre du jour».

Proposé pour la première fois sans succès en février 2018, un projet de loi incriminant la normalisation des relations avec Israël a été de nouveau présenté mardi 15 décembre à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en Tunisie, rapporte l’agence Tunis Arabe Presse (TAP). Le projet a notamment été déposé par les 38 députés du bloc démocratique.

«Une fois adopté par le Parlement, ce projet de loi permettra de distinguer les forces nationales qui se prononcent contre la normalisation avec Israël, des traîtres et collaborateurs», a déclaré Haykel Mekki, président de la commission des finances à l’ARP lors d’une conférence de presse.

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Lors du dernier débat de la campagne présidentielle tunisienne, l’actuel chef de l’État, Kaïs Saïed, avait affirmé que la «normalisation avec Israël était une haute trahison». «Les Arabes ont une pensée défaitiste», déplorait-il, soulignant que «ce qui se déroulait sous nos yeux en Palestine est l’injustice du siècle et le droit des Palestiniens est imprescriptible».

La normalisation «n’est pas à l’ordre du jour»

Dans le contexte de l’accord de normalisation des relations conclu par le Maroc avec Israël, le chef du gouvernement tunisien Hicham Mechichi a déclaré à France 24 que «c’est un choix pour lequel Rabat a opté librement. Nous respectons ce choix. Le Maroc est un pays frère que nous aimons beaucoup».

Par ailleurs, il a affirmé que «pour la Tunisie, ce n’est pas une question à l’ordre du jour».

En février 2018, suite à la décision de Donald Trump de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem-Est, des élus tunisiens avaient déjà proposé un premier projet de loi incriminant la normalisation des relations avec Israël qui n’avait finalement pas été adopté par le Parlement du pays.

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