Le Pr Delfraissy appelle à rester «extrêmement prudents encore 3 à 6 mois» face à l’épidémie

© Sputnik . Dominique Boutin / Accéder à la base multimédiaSituation à Paris, le 29 octobre 2020
Situation à Paris, le 29 octobre 2020 - Sputnik Afrique
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Malgré la future campagne de vaccination et l’arrivée prévue de nouveaux tests antigéniques et salivaires ainsi que d’un nouveau médicament à base d’anticorps, il est nécessaire de rester «extrêmement prudents» pendant encore quelques mois, a déclaré au Parisien le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy.

En évoquant le risque possible d’une troisième vague épidémique, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a exhorté à faire preuve de prudence maximale pendant encore plusieurs mois, indique Le Parisien.

Il a rappelé la nécessité de tout faire pour éviter la nouvelle recrudescence des cas qui risquerait de se produire à partir de la mi-janvier. «Le virus va continuer de circuler au fil de l’hiver», a-t-il mis en garde.  

Moyens de lutte

La future campagne de vaccination n’aura pas d’effets sur le premier trimestre 2021 et «très peu» sur le deuxième. «Ce début d’année ne sera pas différent de 2020», a indiqué M. Delfraissy en appelant à tenir bon.

Selon lui, le vaccin permettra de mettre fin à la pandémie «à l’été ou à l’automne 2021». Comme ses effets secondaires et la réponse immunitaire ne sont pas encore bien connus, «il va falloir surveiller avec une très grande attention».

Outre les vaccins, l’arsenal de moyens contre le coronavirus va être complété par des tests antigéniques plus sensibles, des prélèvements salivaires, ainsi que par un nouveau médicament qui pourrait être validé en février.

Celui-ci est basé sur des anticorps d’anciens malades du Covid-19 reproduits en grande quantité dans les laboratoires. Ces anticorps seront censés être injectés à titre préventif pour se protéger contre les formes graves de la maladie.

Persistance du virus

Interrogé à propos de la stagnation des chiffres de contaminations, Jean-François Delfraissy a suggéré que le phénomène pouvait être lié «au climat et que la vague de froid a favorisé sa "recirculation"».

En plus de cela, «l’assouplissement des mesures a permis plus de mouvements de population, et de contaminations, même si les Français ont bien respecté les consignes».

Enfin, il s’est dit peu convaincu concernant le danger des mutations du virus, car «aucune de ces variantes n’a rendu la maladie plus grave». Selon lui, seule une mutation de la protéine Spike, qui permet au virus de s’accrocher aux cellules, semble le rendre plus infectieux. Cependant, cela devra être vérifié. Comme «une veille virologique stricte est menée chaque jour» en France et en Europe, «le virus est sous surveillance». 

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