Une prof de Droit compare l’islam et le judaïsme à une MST, une enquête est ouverte

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Suite à une plainte de la Ligue des droits de l’homme, une enquête doit être ouverte contre une professeure de l’université d’Aix-Marseille pour «injures publiques en raison d’appartenance à des religions», rapporte l’AFP le 10 décembre.

Une professeure de droit à l’université d’Aix-Marseille est visée par une enquête pour propos «antisémites et islamophobes», a indiqué jeudi 10 décembre le parquet d’Aix-en-Provence à l’AFP.

Dans un extrait de son cours, enregistré sur Zoom le 27 octobre et diffusé par Mediapart, elle compare l’islam et le judaïsme à des maladies sexuellement transmissibles.

«Si on naît d’un père musulman, on est musulman à vie. Une sorte de religion sexuellement transmissible, je n’ai jamais compris. On dirait du judaïsme, c’est pareil, c’est par la mère. Une sorte de MST, de RST, de religion sexuellement transmissible», avance l’enseignante qui ajoute qu’«on n’a aucune liberté de conscience en islam».

Informée par les étudiants, la Ligue des droits de l’homme s’est saisie de l’affaire, dénonçant des propos qui «sont une injure en raison de la religion».

L’université en a de son côté informé sa hiérarchie, les renseignements territoriaux et saisi la section disciplinaire de l’établissement. Son président Éric Berton assure que «si les propos sont avérés, ils seront fermement condamnés».

«Sous le coup de la colère»

La professeure, quant à elle, a expliqué à Mediapart que ses propos se référaient aux religions, et non pas à leurs croyants.

«L’expression “RST” qui crée la polémique, je l’ai employée vraiment sous le coup de la colère. Parce que ce cours est un cours qui date du 27 octobre, soit à peine dix jours après l’assassinat de Samuel Paty. Je ne sais pas si vous avez conscience de la déflagration que cet assassinat extrêmement violent a entraînée parmi le corps enseignant», souligne-t-elle auprès de Mediapart.

L’enseignante soutient par ailleurs qu’«il n’y a pas de religion transmissible par le sang, c’est une question de volonté libre».

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