Une chercheuse noire licenciée par Google, des explications attendues

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Le licenciement d'une chercheuse d'origine éthiopienne qui s'occupait des questions d’éthique liées à l’intelligence artificielle a suscité l'ire du personnel du groupe Google et d’universitaires, après que la femme a dénoncé le fait que l'entreprise «réduise au silence les voix marginalisées».

L'employée éthiopienne de Google Timnit Gebru s'est plainte sur Twitter d’avoir été forcée à la «démission». Par la suite, la chercheuse a reçu le soutien de plus de 1.400 employés de la firme et de plus de 1.900 universitaires et représentants de la société civile qui réclament dans une lettre ouverte que Google s'explique.

La femme travaillait sur les questions d'éthique liées à l'intelligence artificielle et est co-fondatrice du groupe Black in AI (Les Noirs dans l'intelligence artificielle).

Mme Gebru a supposé que les supérieurs de son chef avaient «accepté sa démission» alors qu'elle «n'a[vait] pas remis sa démission».

«J’ai demandé des conditions simples d’abord et j’ai dit que je répondrais à mon retour de vacances. Mais je crois qu'ils ont pris la décision au lieu de moi», a-t-elle précisé.

​La situation qui a précédé la «démission» concerne un mail où la chercheuse fait part de sa frustration face à la demande de ses managers de supprimer un article scientifique que Timnit venait de publier. L'étude portait sur le possible emploi d'une intelligence artificielle pour imiter des propos haineux ou biaisés, indique la radio NPR.

L'entreprise semble mécontente de certains «aspects» du courriel de la scientifique qui seraient «en contradiction avec ce qu'on attend d'un manager chez Google». Selon le chef du département Intelligence artificielle, Jeff Dean, l'étude de Timnit n’atteignait pas le niveau requis pour les articles scientifiques.

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