Plus de la moitié des Libanais risque de souffrir de pénurie alimentaire d'ici fin 2020

© Sputnik . Mikhaïl Alaeddin / Accéder à la base multimédiaPort de Beyrouth après l'explosion
Port de Beyrouth après l'explosion - Sputnik Afrique
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Des risques de pénurie alimentaire s’annoncent pour plus de la moitié de la population du Liban dans le contexte de la crise économique et des conséquences de l’explosion à Beyrouth, prévient l’Onu.

Plus de la moitié de la population du Liban risque de manquer des profduits alimentaires de base d'ici la fin de l'année, en raison de l'aggravation de la crise économique dans le pays et de la destruction d'une grande partie du port de Beyrouth, avertit l'Onu le 30 août.

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Le gouvernement doit prendre des mesures «pour empêcher une crise alimentaire», a estimé Rola Dashti, chef de la Commission économique et sociale de l'Onu pour l'Asie occidentale (Cesao), appelant les autorités à reconstruire en priorité les silos à grains détruits par la puissante explosion au port le 4 août qui a ravagé la ville.

Ce port est normalement le principal point d'entrée des marchandises dans un Liban qui dépend «lourdement des importations alimentaires», relève l'agence onusienne, citée par l’AFP.

Par conséquent, «plus de la moitié de la population risque de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins alimentaires de base d'ici la fin de l'année», met-elle en garde.

«Mesures immédiates»

Les «mesures immédiates» prévoient, selon Rola Dashti, d’«intensifier la surveillance des prix des denrées alimentaires, fixer un plafond pour les prix et encourager les ventes directes des producteurs locaux aux consommateurs».

L'organisation a relevé que l'inflation devrait dépasser 50% en 2020, contre 2,9% en 2019, avec des prix moyens de l'alimentation en hausse de 141% par rapport à juillet 2019.

Et de souligner que les mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus ont aggravé la crise économique qui était déjà engagée, entrainant un bond des taux de pauvreté et de chômage.

La Cesao a appelé la communauté internationale à «donner la priorité et à étendre les programmes de sécurité alimentaire ciblant les réfugiés et les pays hôtes, pour faire face à la vulnérabilité croissante et dissiper des tensions sociales potentielles».

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