Arrêté sur les maillots parisiens à Marseille: Darmanin demande de faire machine arrière

© REUTERS / POOLLes joueurs du PSG célébrant la victoire en demi-finale
Les joueurs du PSG célébrant la victoire en demi-finale      - Sputnik Afrique
La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a abrogé vendredi 21 août l'arrêté pris la veille interdisant le port du maillot du PSG à Marseille le jour de la finale de la Ligue des champions. C'est le ministre de l'Intérieur qui a obtenu l'annulation de l'arrêté préfectoral, selon les informations du Parisien.

Vendredi soir, Le Parisien a révélé le rôle de Gérald Darmanin dans un rétropédalage face à l'incompréhension suscitée par une décision préfectorale concernant le football.

La veille, la préfecture des Bouches-du-Rhône avait publié un arrêté interdisant les maillots du PSG à Marseille pendant la finale de la Ligue des champions qui sera disputée dimanche prochain à Lisbonne par le club de la capitale et le Bayern.

Après que deux personnes dont une arborant le maillot du PSG avaient été agressées dans le centre-ville de Marseille lors de la demi-finale entre le PSG et Leipzig, la préfecture a eu peur de «la réitération des troubles à l’ordre public».

Le ministre ignorait cette initiative du préfet

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Ligue des champions: l'arrêté interdisant les maillots du PSG dans le centre de Marseille est abrogé
Le Parisien révèle que «plusieurs élus parisiens» s'en sont émus «directement auprès du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin». Le journal cite notamment Hugues Renson (La République en marche, président de l'Assemblée nationale) et Pierre Charon (Les Républicains, sénateur). Le ministre qui ne savait rien de l'initiative préfectorale a consulté son cabinet et a jugé que cette mesure «n'était pas la plus appropriée».

Vendredi matin il a demandé de contacter le préfet des Bouches-du-Rhône «pour qu'il fasse machine arrière».

Hidalgo «profondément choquée»

Selon Le Parisien, le ministre n'a pas parlé préalablement avec Emmanuel Macron de ce sujet.

La maire de la capitale, Anne Hidalgo, a confié au média que cette interdiction l'avait profondément choquée et qu'elle l'avait trouvée «d'une violence inouïe».

La préfecture a signalé pour sa part que «cet arrêté avait pour seul objet la protection des supporters parisiens, et ne visait en aucun cas à restreindre la liberté de la population».

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