L’armée libanaise annonce qu’il y a peu d'espoir de retrouver des survivants au port après l'explosion

© Service de presse du ministère russe des Situations d'urgence  / Accéder à la base multimédiaLe port de Beyrouth après l’explosion
Le port de Beyrouth après l’explosion - Sputnik Afrique
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Cinq jours après l’explosion dans le port de Beyrouth, le chef du régiment du génie militaire a évoqué ce dimanche 9 août «peu d’espoir» quant à la possibilité de retrouver des survivants. Il a annoncé la fin de la première phase «d'opérations de recherche et de sauvetage» dans la capitale libanaise.

Selon l'armée libanaise, l'espoir s'amenuise de retrouver des survivants dans le port de Beyrouth cinq jours après l'explosion meurtrière et dévastatrice qui a frappé la capitale libanaise, raporte l'AFP.

Après plusieurs jours «d'opérations de recherche et de sauvetage, nous pouvons dire que nous avons fini la première phase, celle offrant la possibilité de retrouver des gens vivants», a déclaré le colonel Roger Khouri, à la tête du régiment du génie militaire, lors d'une conférence de presse reprise par l'agence.

le port de Beyrouth après l'explosion - Sputnik Afrique
L'explosion à Beyrouth a engendré un cratère de 43 mètres de profondeur - images
«Nous continuons d'avoir de l'espoir mais, en tant que personnel technique travaillant sur le terrain, nous pouvons dire que cet espoir de retrouver des personnes vivantes s'amenuise».Selon lui, «les équipes qui travaillaient à la recherche des survivants considèrent leur travail comme terminé».

«D'autres équipes vont continuer à participer avec nous aux opérations d'évacuation des décombres et aux opérations de recherche» de corps, a poursuivi le colonel, cité par l’AFP.

La déflagration de mardi, d'une violence inouïe, a été causée, selon les autorités, par 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées depuis six ans au port de Beyrouth «sans mesures de précaution» de l'aveu même du Premier ministre, Hassan Diab.

Elle a provoqué un cratère de 43 mètres de profondeur, d'après une source de sécurité.

Arrêtés dans le port de Beyrouth, le capitaine Boris Prokochev et des membres de l'équipage du navire Rhosus demandent leur libération. Une photo prise à l'été 2014. - Sputnik Afrique
Une «cause extérieure»: le capitaine qui a transporté le nitrate d'ammonium parti en fumée à Beyrouth s’exprime
Le drame a fait au moins 158 morts et 6.000 blessés, selon le bilan officiel. Une vingtaine de personnes sont toujours portées disparues, d'après le ministère de la Santé.

«Nous avons travaillé d'abord sur renseignements pour tenter d'accéder à la salle de commande des silos» céréaliers, jouxtant le point d'explosion, où les secouristes espéraient retrouver une dizaine de victimes, peut-être emmurées, a indiqué le colonel Vincent Tissier, chef de l'équipe de la sécurité civile française, lors d'une conférence de presse.

«Nous avons travaillé 48 heures non-stop [...]. Malheureusement nous n'avons pas retrouvé de victimes vivantes», a-t-il précisé, ajoutant que cinq corps avaient été sortis des décombres en coopération avec d'autres équipes.
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