Le président du Parlement tunisien «va démissionner de son poste et fuira la Tunisie», assure un député

© AP Photo / Hassene DridiRached Ghannouchi, président du parti islamiste tunisien Ennahda
Rached Ghannouchi, président du parti islamiste tunisien Ennahda - Sputnik Afrique
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Bien qu’il ait échappé à la destitution le 30 juillet, le président du Parlement Tunisien Rached Ghannouchi ne restera pas à son poste et quittera la Tunisie, a affirmé le député Fayçal Tebbini à la Radio nationale. Selon lui, la majorité des députés, dont ceux du parti Ennahdha, souhaitent son départ.

Jeudi 30 juillet, une séance plénière se tenait à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tunisienne sur le vote de la motion de retrait de confiance au président de l’ARP Rached Ghannouchi, sans succès.

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En dépit de cet échec, le député Fayçal Tebbini, également président du parti politique Voix des agriculteurs, a déclaré ce vendredi 7 août sur les ondes de la Radio nationale tunisienne que Rached Ghannouchi était en passe de quitter son poste à l’ARP. Il assure que le président du Parlement «n’a plus le soutien de la majorité des députés, dont même ceux issus de son propre parti Ennahdha».

«Rached Ghannouchi va démissionner de son poste de président de l’ARP et fuira par la suite la Tunisie», lâche le parlementaire.

Quid de l’absence de députés au vote de la motion?

Puis il explique que «Rached Ghannouchi n’a même plus le soutien d’un bon nombre de députés d’Ennahdha, ce qui explique la raison pour laquelle il les a empêchés d’assister au vote de la motion de retrait de confiance». Dans ce sens, M.Tebbini rappelle que sur les 217 députés que compte l’ARP, seulement 140 étaient présents à la séance plénière. Seuls 133 élus ont voté, dont 97 pour la motion de destitution (109 voix étant nécessaires pour l’adoption), 16 contre et 18 bulletins nuls.

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Par ailleurs, Fayçal Tebbini souligne qu’«en plus de son incapacité à présider le Parlement et la perte de la confiance de la majorité des députés, Rached Ghannouchi s’est complètement discrédité en se mettant au service des Turcs et des Qataris, tout comme d’autres partis sont à la solde de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis». «Ce qui exaspère les Tunisiens qui attendent les élus sur leurs problèmes quotidiens: le chômage, le pouvoir d’achat, la Santé, les infrastructures etc.», poursuit-il.

Cette semaine, Khaled Férid Bensoltane, spécialiste en droit public et international, a appelé dans une lettre ouverte publiée par Kapitalis le Président Kaïs Saied à proclamer l’état d’exception. Il estime qu’il est temps que le chef de l’État mette fin à la «mascarade» politique que vit le peuple tunisien depuis 2011.

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