Cette compagnie aérienne conteste l’utilité de la distanciation physique pendant les vols

CC0 / skeeze / Un Boeing 747 de Qantas
Un Boeing 747 de Qantas - Sputnik Afrique
Affirmant qu’aucun passager de ses avions n’a été contaminé par le coronavirus pendant un vol, le PDG de Qantas qualifie ainsi de faible le risque de tomber malade lors d’un trajet et estime que la mesure de laisser le siège du milieu libre n’est pas obligatoire car une climatisation assurée par de bons filtres protège suffisamment

Le risque de contracter le coronavirus à bord d’un avion a été évalué par le PDG de la compagnie aérienne australienne Qantas, Alan Joyce, dans un entretien à ABC Radio National. Il a ainsi remis en cause la nécessité de la distanciation physique.

Comme aucun cas de transmission du Covid-19 n’a été enregistré à bord de ses avions, le patron de Qantas a affirmé ne pas avoir de preuves de cas de contamination de passagers aériens où que ce soit. C’est pourquoi, le risque est très faible, d’après lui.

«Nous avons maintenant un grand nombre de personnes qui, après un voyage, ont été identifiées comme [malades du, ndlr] Covid-19», a déclaré M.Joyce. «Nous avons ensuite retrouvé tous les passagers, à côté d’eux [et] devant eux ... et personne sur tous les avions n’a connu de transmission».

L’air désinfecté en cabine

C’est la raison pour laquelle, les mesures de distanciation sociale ne sont pas obligatoires pendant les voyages aériens, selon lui. Il suffit juste d’éviter la propagation du virus en cabine, ce qui existe déjà:

Un Boeing 737-800 de Qantas - Sputnik Afrique
Pas de masques ou de distanciation sociale: cet avion bondé a-t-il été pris en photo pendant la pandémie?
«Tout le monde est assis dans la même direction avec le siège essentiellement comme une barrière devant eux ... et le courant d’air va de haut en bas», a expliqué Alan Joyce avant d’ajouter que les avions de sa compagnie aérienne sont équipés de filtres HEPA de qualité hospitalière, qui éliminent 99,9% de toutes les particules, y compris les virus, pendant la climatisation.

Le siège du milieu

De plus, il serait «peu rentable» de laisser le siège du milieu libre, car «ce n’est pas une distanciation sociale, c'est une distance de 60 centimètres entre deux personnes», selon lui.

«Pour obtenir les quatre mètres carrés, vous vous retrouverez avec 22 personnes sur un avion de 180 sièges… et les tarifs aériens seront de neuf à 10 fois plus cher», a-t-il argué.

Au lieu de cette mesure, Qantas promet de distribuer aux passagers des masques, des serviettes et des des solutions hydroalcooliques.

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