Un foyer épidémique a été détecté en Dordogne, département classé «vert» sur la carte du gouvernement, après les obsèques d’un homme d’une cinquantaine d’années mort à Église-Neuve-de-Vergt, un village à quelques kilomètres au sud de Périgueux.
La famille à l’origine de ce cluster de contamination accusée de ne pas avoir respecté les mesures barrières lors de l’enterrement affirme le contraire, déclarant n’avoir pas été plus de 20 à la cérémonie.
«Nous étions 20 à l’église avec des gants et des masques. Au funérarium, on n’était pas plus. Chacun est allé voir le corps, un par un. Au cimetière, on était peut-être une trentaine. Mais à l’intérieur des grilles, nous n’étions que la famille proche. Les autres étaient dehors. Tout a été fait dans les règles», a annoncé l’un des fils du défunt.
Il a ajouté que quelques autres connaissances qui étaient présentes étaient restées à l’écart.
Un avertissement contre le relâchement
«On a l’impression d’avoir servi d’exemple à quelques jours du déconfinement», a-t-il déploré sur la polémique de ces derniers jours.
Les autorités sanitaires locales se sont félicitées de l’efficacité avec laquelle la recherche de «cas contact» avait été menée, tout en voyant l’occasion de lancer une mise en garde contre le «relâchement» dans les derniers jours du confinement.
«La Dordogne reste épargnée par le virus, par rapport à la région parisienne ou aux départements de l’est, mais cet exemple doit nous inciter à la prudence», a signalé le président du conseil départemental Germinal Peiro.