L'Arabie saoudite délaissée par la Chine au profit de la Russie pour les importations de pétrole

© AP Photo / Hasan JamaliProduction de pétrole (archive photo)
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Malgré la crise sanitaire, les importations de pétrole brut en Chine étaient en hausse au mois de mars, par rapport à l’an dernier. La Russie reste un fournisseur privilégié, alors que les expéditions depuis l’Arabie saoudite diminuent légèrement. Une baisse prochaine de la production est attendue, suite aux accords du 12 avril.

L’importation de pétrole brut en Chine pour le mois de mars est en hausse, par rapport à l’an dernier, rapporte l’agence de presse Reuters. La Chine a en effet importé 9,68 millions de barils par jour, soit 4,5% de plus qu’en mars 2019. Malgré la diminution de la demande intérieure et les conséquences de la pandémie de Covid-19, la Chine a profité de la baisse des prix d’après Reuters.

Les importations depuis la Russie sont en particulier en augmentation, avec 7,02 millions de tonnes vendues, soit 1,66 million de barils par jour. 

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C’est 31% de plus qu’en mars 2019, selon Reuters. A contrario, les importations en provenance d’Arabie saoudite sont en légère baisse. Riyad a ainsi exporté vers la Chine 7,21 millions de tonnes de pétrole, soit 1,7 million de barils par jour. Des ventes sensiblement comparables à celles de la Russie, mais en chute de 1,6% par rapport à l’an dernier.

Les importations en provenance des États-Unis restent, elles, proches de zéro, rapporte encore Reuters.

Une baisse prochaine de la production

La demande de Pékin a en particulier été stimulée par les annonces de l’Arabie saoudite et de la Russie de maintenir un haut niveau de production, entraînant une guerre des prix, rapporte Reuters.

Le 12 avril dernier, Russie et Arabie Saoudite se sont finalement entendus pour une réduction de la production, qui ne prendra effet que début mai. Les signataires de l’accord devront réduire leur production près de 10 millions de barils par jour, ce qu’avait mentionné Donald Trump sur Twitter.

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