Un autre lot de masques KN95 chinois livrés en Belgique reconnus non-conformes

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Le Service public fédéral Économie belge a dépisté un autre lot de masques de protection non utilisables envoyés de Chine dans le cadre d’une commande passée par la Wallonie pour endiguer la propagation du Covid-19, selon l’agence de presse Belga.

Un autre lot de masques KN95, équivalents aux masques FFP2, que l’Agence wallonne pour une vie de qualité (AViQ) a commandés en Chine s’est avéré être non conforme aux normes de qualité requises, a annoncé le Service public fédéral (SPF) Économie belge cité par l’agence de presse Belga.

Selon l’agence, ce lot de masques a fait l’objet de tests le 10 avril après que d’autres lots commandés à ce même fournisseur avaient été reconnus comme n’assurant pas une protection suffisante.

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Le gouvernement wallon a prévenu les gouverneurs de province et les établissements de soins où les masques en question avaient été distribués qu’il ne fallait pas les utiliser dans l’attente d’une triple analyse commandée par la Wallonie. Les résultats de cette analyse seront connus le 25 ou le 26 avril.

«Vu l’incertitude, en application du principe de précaution et dans l’attente des analyses commanditées dès ce mercredi par la Wallonie auprès de laboratoires agréés sur des lots acquis par l’AViQ, nous vous demandons instamment de ne plus mettre à disposition de votre personnel et de ne plus utiliser les masques KN95 que l’AViQ vous a distribués les 3, 10 et 17 avril», a indiqué l’AViQ dans son message envoyé aux services concernés.

Masques «non-utilisables»

Plusieurs centaines de masques de protection KN95 sont arrivés de Chine en Wallonie entre le 31 mars et le 21 avril. Le 19 mars, le SPF Économie, qui vérifie la conformité des masques, avait donné son feu vert à la livraison.

Le 10 avril, les médias ont annoncé que les trois millions de masques FFP2 à pièce faciale filtrante qui ont été livrés en Belgique avaient été rejetés, car ils ne répondaient pas aux exigences de qualité.

Une commande de cinq millions de masques FFP2 avait également été avortée en mars. Selon la RTBF, la ministre de la Santé publique Maggie De Block et le ministre en charge de l'approvisionnement du matériel destiné à lutter contre le coronavirus Philippe De Backer ont estimé que la rupture du contrat avait été provoquée par un fournisseur malhonnête.

Une récente étude de l’université d’Anvers a révélé que plus de la moitié des personnes présentant deux symptômes ou plus du Covid-19 sortent en Belgique sans protections supplémentaires, et seuls 4% d’entre elles mettent un masque.

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