«Plutôt la troisième mi-temps du mandat Sarkozy»: Buisson sur l'acte II du quinquennat Macron

© AFP 2022 PHILIPPE WOJAZER Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron
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Dans une interview accordée au Point, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Patrick Buisson a abordé l’état de la politique, le duel électoral Macron - Le Pen et les prises de position d’Emmanuel Macron en matière d’immigration, qu’il a qualifiées de troisième mi-temps du mandat Sarkozy.

Après avoir évoqué les chances d’élection de Marine Le Pen et l’état actuel de la droite, l’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy Patrick Buisson s’est exprimé pour Le Point sur le discours d’Emmanuel Macron quant à l’immigration.

Selon lui, en matière d’immigration le chef de l’État s'inscrit dans la continuité de tous les Présidents de droite de la Ve République depuis Valéry Giscard d’Estaing et fournit un mélange de propos incantatoires et d’actes contradictoires.

«On a parlé depuis la rentrée d'un passage à l'acte II du quinquennat Macron. Moi, j'y vois plutôt la troisième mi-temps du mandat Sarkozy», a-t-il indiqué dans un long entretien accordé à l’hebdomadaire.

Macron «humain» et «impitoyable» envers l’immigration

M.Buisson voit du mimétisme dans les mots et dans la méthode. Il a rappelé que quand Nicolas Sarkozy se réclamait d’une politique «juste» et «ferme» à propos de l’immigration, Emmanuel Macron, lui, se voulait «humain» et «impitoyable».

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En ce qui concerne la méthode, il rappelle que Sarkozy «n’avait rien trouvé de mieux que d’organiser un grand débat national» sur cette question sensible, alors qu’en tant que Président «il avait été élu pour agir, par pour organiser des débats».

«Macron s'est largement inspiré de la formule, mais comme technique de défausse et en excluant l'immigration du champ du débat», a-t-il poursuivi.

Pour les deux «parler, c'est agir, dire, c'est faire»

«Les deux hommes se révèlent être des adeptes de la même construction performative selon laquelle parler, c'est agir, dire, c'est faire ou du moins faire croire», a-t-il précisé.

En ce qui concerne l’intégration des musulmans dans la société, Patrick Buisson trouve que la situation actuelle rappelle celle du temps de la guerre d’Algérie, durant lequel la majorité des musulmans était attentiste suivant le rapport de forces entre l’État français et l’islamisme.

Il estime qu’il faut en finir avec cette balançoire car les musulmans croyants «n’ont aucune envie de s’intégrer dans une société qu’ils méprisent».

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