BHL étrille la politique de Trump en Syrie, qui a «renforcé tous les ennemis de la démocratie»

© AP Photo / Christophe EnaFrench philosopher and writer Bernard Henri Levy attends a press conference with Vitali Klitschko, Ukrainian leader of UDAR party, and former Ukrainian foreign minister Petro Porochenko, at the Elysee Palace, in Paris, Friday, March 7, 2014.
French philosopher and writer Bernard Henri Levy attends a press conference with Vitali Klitschko, Ukrainian leader of UDAR party, and former Ukrainian foreign minister Petro Porochenko, at the Elysee Palace, in Paris, Friday, March 7, 2014. - Sputnik Afrique
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Le retrait du contingent américain de Syrie n’a fait que «renforcer» «ceux qui rêvent de mettre les démocraties à genoux», a estimé le 15 octobre Bernard-Henri Lévy en direct sur CNews.

Invité le 15 octobre dans La Matinale en direct sur CNews, Bernard-Henri Lévy s’est exprimé entre autres sur la situation actuelle en Syrie, en évoquant notamment le retrait des troupes américaines du territoire. En retirant ses forces, Donald Trump a appuyé tous les «ennemis de la démocratie», selon BHL.

«Il a renforcé Poutine, qui apparaît comme un faiseur de paix, il a renforcé Bachar el-Assad qui reprend le pouvoir et se refait une légitimité, il a renforcé l’Iran, qui est soi-disant son principal adversaire, et il a renforcé Erdogan qui finance les mosquées Frères musulmans* en Europe, qui fait multiplier les provocations sur nos territoires, encore récemment à Strasbourg», a dénoncé l’écrivain.

Il a également insisté sur le fait que la parole de M.Trump dans la région concernée ne valait «rien» et qu’il était considéré comme celui qui «lâche ses amis et trahit ses alliés»:

«En un geste, il a réussi ce tour de force de renforcer tous ceux qui aujourd’hui rêvent de mettre les démocraties à genoux», a conclu BHL.

Retrait des troupes américaines de Syrie

Lundi 14 octobre, Donald Trump a déclaré «avoir retiré le gros» du contingent américain de Syrie. Il a également fait savoir qu’il ne s’opposait pas à ce que le Président Bachar el-Assad défende les Kurdes visés par l’opération militaire turque. En outre, il a promulgué les sanctions contre la Turquie visant à convaincre Ankara de «mettre fin immédiatement à son offensive».

Soldats américains en Syrie (archive photo) - Sputnik Afrique
L’armée syrienne croise des troupes US en retraite sur la route entre Minbej et Kobané – vidéo

Les Kurdes syriens avaient précédemment annoncé être parvenus à un accord avec Damas sur le déploiement des troupes syriennes le long de la frontière pour contrer les attaques des forces turques.

Le 14 octobre, l’armée gouvernementale syrienne est entrée dans la ville de Minbej (nord) contrôlée auparavant par l’administration autonome kurde.

Des forces américaines étaient cantonnées dans cette ville avant que la Turquie ne lance le 9 octobre son opération Source de paix dans le nord de la Syrie.

Opération Source de paix

Recep Tayyip Erdogan a annoncé le 9 octobre le début de l’opération Source de paix dans le nord de la Syrie, menée contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit en Turquie, et le groupe terroriste Daech*. Le même jour, Ras al-Aïn et d’autres villes frontalières syriennes ont été bombardées par l’aviation turque.

Ankara a ensuite annoncé le début de l’opération au sol. Le ministère turc de la Défense nationale a déclaré le 11 octobre avoir pris le contrôle de Ras al-Aïn. Selon l’agence Anadolu, l’armée turque s’est emparée le 13 octobre de la ville de Tall Abyad.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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