Plusieurs civils, dont 3 journalistes étrangers, tués dans un raid aérien turc en Syrie, selon les médias

© AFP 2022 Delil SouleimanSyrian Arab and Kurdish civilians flee amid Turkish bombardment on Syria's northeastern town of Ras al-Ain in the Hasakeh province along the Turkish border on October 9, 2019.
Syrian Arab and Kurdish civilians flee amid Turkish bombardment on Syria's northeastern town of Ras al-Ain in the Hasakeh province along the Turkish border on October 9, 2019. - Sputnik Afrique
Une dizaine de civils ont trouvé la mort dans une frappe aérienne des forces turques contre un convoi transportant entre autres des journalistes britanniques, français et locaux non loin de la ville syrienne de Ras al-Aïn, indique Al Mayadeen. Trois journalistes étrangers figurent parmi les victimes, a ajouté la chaîne.

Onze personnes ont été tuées et plusieurs dizaines ont été blessées dans le bombardement d’un bus à proximité de la ville syrienne de Ras al-Aïn, annonce la chaîne Al Mayadeen se référant à des sources kurdes. Au moins trois journalistes étrangers sont parmi les victimes, précise la chaîne.

Le véhicule se dirigeait de la ville frontalière de Qamichli vers Ras al-Aïn, dans le nord-est syrien. Il y avait dans le bus plusieurs correspondants de médias britanniques et français, ainsi que locaux. Ils étaient en route vers la zone des combats entre les forces turques et kurdes, ont ajouté les mêmes sources.

Comme l’annoncent les Forces démocratiques syriennes (FDS) sur leur compte Facebook, «L’armée turque a attaqué ce dimanche un convoi avec des habitants civils du nord-est de la Syrie qui se dirigeait vers Ras al-Aïn. Des dizaines de personnes ont été tuées et blessées».

L’agence kurde ANHA a à son tour fait état de 11 civils morts et 74 blessés. Un correspondant de l’agence a été tué dans le raid et trois autres journalistes ont été blessés, a affirmé le média.

Début de l’opération turque

La Turquie a annoncé lancer l’opération Source de paix dans le nord-est de la Syrie le 9 octobre. L’aviation turque a frappé le même jour la ville syrienne de Ras al-Aïn ainsi que plusieurs autres localités frontalières. Comme l’a indiqué Recep Tayyip Erdogan, l'offensive était censée lutter contre le Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit en Turquie, et Daech*. En outre, la Turquie a assumé le but de sécuriser sa frontière sud, de protéger l’intégrité territoriale du pays voisin et d’assurer le retour des réfugiés syriens, a annoncé le Président.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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