Secrétaire d’État à l’économie de la Suisse: «J’ai toujours eu une grande délégation en venant en Russie»

© Sputnik . Vladimir Astapkovich / Accéder à la base multimédiaLe SPIEF 2019
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Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, la secrétaire d’État et directrice du secrétariat d’État à l’économie de la Suisse, a abordé dans un entretien à Sputnik en marge du Forum économique de Saint-Pétersbourg (SPIEF) la question des sanctions visant la Russie et l’atmosphère générale de l’événement.

Interrogée par Sputnik sur la place des entreprises suisses en Russie et l’intérêt qu’elles portent à ce pays, la secrétaire d’État à l’économie de la Suisse a répondu qu’elle avait «toujours eu une grande délégation en venant en Russie» à tous les événements auxquels elle avait participé. «Les entreprises suisses sentent que c’est un grand marché, un marché intéressant. Elles voient qu’il y a un grand potentiel», a-t-elle ajouté.

Si la Suisse n’applique pas de sanctions à la Russie, les entreprises helvétiques peuvent tout de même les subir par ricochet. Mme Ineichen-Fleisch a alors indiqué le rôle joué par le gouvernement suisse dans ce domaine.

«Il est possible que des entreprises suisses s’inquiètent de venir en Russie en raison des sanctions. La tâche du gouvernement suisse est de s’assurer que s’il y a des sanctions, nos entreprises ne soient pas impactées. C’est ce qu’on a fait jusque maintenant, et ça a bien marché.»

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La femme politique a par ailleurs précisé que c’était la première fois qu’elle se rendait au Forum de Saint-Pétersbourg, le ministre des Finances de la Suisse étant précédemment celui qui venait participer à l’événement. Dans ce cadre, elle a décrit sa surprise quant à l’atmosphère des discussions sur place.

«J’ai trouvé l’atmosphère très ouverte, ça m’a frappé d’ailleurs, que l’on parle aussi ouvertement des problèmes, notamment sur les investisseurs étrangers récemment arrêtés en Russie. Ce n’est pas tabou, les étrangers en parlent, et surtout les Russes en parlent beaucoup entre eux.»

De même sur le climat des affaires, la secrétaire d’État a qualifié les discussions de «très dynamiques, on sentait l’envie aussi et le message clair adressé au gouvernement [russe, ndlr] qu’il fallait permettre aux entreprises privées d’avoir du succès, et que le gouvernement devait avoir de bonnes conditions-cadres pour cela».

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Concluant sur les possibilités de développement du pays et ses besoins, Mme Ineichen-Fleisch estime que «le taux de croissance de la Russie est faible pour un pays qui n’est pas en voie de développement mais nécessite tout de même plus de développement que d’autres».

Cette année, le Forum économique international de Saint-Pétersbourg, surnommé le Davos russe, a lieu du 6 au 8 juin. Plus de 150 événements sont prévus autour de 1.000 modérateurs et intervenants sur des sujets économiques aussi divers que l’écologie et le secteur de l’énergie. Un an après la visite d’Emmanuel Macron à cet événement annuel, la délégation française est l’une des plus importantes.

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