«La loi ne sert à rien»: pour la justice, l’«attaque» de la Salpêtrière mentionnée par Castaner n’est pas une fake news

© Sputnik . Irina Kalachnikova / Accéder à la base multimédiaChristophe Castaner
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Le tribunal de grande instance de Paris a stipulé que le tweet de Christophe Castaner sur une attaque présumée contre l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière le 1er-Mai dernier n’était pas une fake news après que deux élus ont saisi la justice sur le fondement de la loi de lutte contre la manipulation de l’information, relate Mediapart.

La députée européenne communiste Marie-Pierre Vieu et le sénateur communiste Pierre Ouzoulias se sont adressés à la justice afin que Twitter supprime le tweet «mensonger» du ministre de l’Intérieur sur un hôpital «attaqué» le 1er mai dernier en marge des manifestations, un message qualifié par eux de fake news, selon Mediapart.

Pourtant, suite à l’audience qui s’est tenue le 16 mai au tribunal de grande instance de Paris devant le juge des référés, la justice a estimé que les propos de Christophe Castaner ne pouvaient pas être punis par la loi de lutte contre la manipulation de l’information. La demande de retrait du tweet a été jugée irrecevable.

​«Notre objectif était de démontrer par l’absurde que la loi ne sert à rien», a commenté au média Pierre Ouzoulias.

Bien qu’il soit «acquis» «que le service de réanimation n’a pas fait l’objet d’une attaque par les manifestants qui sont restés à l’extérieur du bâtiment et que le personnel soignant n’a pas été blessé», «le message rédigé par Monsieur Christophe Castaner apparaît exagéré en ce qu’il évoque le terme d’attaque et de blessures» mais «cette exagération porte sur des faits qui eux sont réels, à savoir l’intrusion de manifestants dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière», stipule le jugement.

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De ce fait, «l’information n’étant pas dénuée de tout lien avec des faits réels, la condition selon laquelle l’allégation doit être manifestement inexacte ou trompeuse n’est pas remplie».

Malgré le fait que les plaignants ont souligné que le tweet du ministre pourrait «perturber la campagne des élections européennes» en faisant «croire à un climat de violence pour faire jouer le ressort de la peur et du chaos», la justice a conclu que ce n’était pas le cas.

«Il n’a pas occulté le débat, puisqu’il a été immédiatement contesté, que de nombreux articles de presse écrite ou Internet ont indiqué que les faits ne se sont pas déroulés de la manière dont l’exposait Monsieur Christophe Castaner et que des versions différentes ont surgi, permettant ainsi à chaque électeur de se faire une opinion éclairée, sans risque manifeste de manipulation», a expliqué le tribunal.

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