Aphatie s’en prend au Haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme et provoque un tollé

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La police a fait usage de gaz lacrymogène contre les Gilets jaunes lors de l'acte 15 - Sputnik Afrique
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Alors que le gouvernement français a été sommé par l'Onu de mener une enquête sur les violences policières contre des Gilets jaunes, un journaliste français, Jean-Michel Aphatie, a attaqué l'auteure de cette demande, le Haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, qui a vécu sous le régime de Pinochet et a été torturée.

Jean-Michel Aphatie, journaliste et chroniqueur politique français, a critiqué l'Agence France Presse pour son article évoquant l'exigence de l'Onu envers Paris d'enquêter sur «l'usage excessif de la force» à l'encontre des Gilets jaunes. Selon lui, ce n'est pas une demande des Nations unies, mais celle de quelqu'un qui s'est exprimée «un jour ou elle s'ennuyait».

Les réseaux sociaux n'ont pas manqué de s'étonner à leur tour. D'autant plus que c'est le Haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, qui a demandé ce mercredi à la France de mener une enquête sur les cas de violences policières pendant les manifestations des Gilets jaunes.

Il a été vivement critiqué.

Quelques-uns prennent néanmoins la défense du journaliste, comme:

Michelle Bachelet a été Présidente de la République du Chili de 2006 à 2010 et de 2014 à 2018. Elle a été à la tête de l'Onu Femmes (la structure des Nations unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes) de 2010 à 2013. Elle est Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme depuis 2018.

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Ce mercredi, Michelle Bachelet a demandé à la France de mener une enquête sur les cas de violences policières pendant les manifestations des Gilets jaunes.

«Nous encourageons le gouvernement [français, ndlr] à poursuivre le dialogue […] et l'exhortons à mener une enquête complète sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force», a-t-elle déclaré devant le Conseil des droits de l'Homme à Genève.

Le Conseil d'État a rejeté début février la demande de suspension de l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD). Il avait été saisi par la CGT, la Ligue des droits de l'Homme, le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France, qui jugent leur usage dangereux, ainsi que par des personnes blessées par des tirs à Nîmes et Montpellier.

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