Perquisitions à Mediapart: Macron épinglé par The Washington Post

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Après une tentative avortée de perquisition chez Mediapart, The Washington Post constate des «tensions couvant de longue date entre Macron et les médias».

Les défenseurs de la liberté de la presse s'en sont pris à Emmanuel Macron et au gouvernement français après une tentative de perquisition des locaux du site d'investigation Mediapart, relate The Washington Post qui constate des «tensions» entre les autorités et les médias en France.

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Le journal américain rappelle que Mediapart a fait l'objet d'une tentative de perquisition après de nouvelles révélations sur l'ancien conseiller du Président de la République, Alexandre Benalla. Les journalistes du site ont accusé les autorités de s'attaquer au secret des sources. Le quotidien cite notamment le fondateur de Mediapart Edwy Plenel qui parle d'«un abus de pouvoir» allant à l'encontre du principe de liberté de la presse.

Le journal se réfère en outre au vice-directeur exécutif du Comité pour la protection des journalistes Robert Mahoney qui insiste sur la «nécessité vitale» pour les journalistes de protéger leurs sources confidentielles. Pour sa part, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, a évoqué une «pression inacceptable sur le journalisme d'investigation»:

Le quotidien constate ainsi «des tensions couvant de longue date entre l'administration Macron et les médias». Il rappelle que le chef d'État a accusé les médias de ne pas chercher la vérité dans l'affaire Benalla et vient de signer «la loi anti-fake news» considérée par nombre de journalistes comme étant dangereuse pour la liberté d'expression.

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Les perquisitions contestées ont été ordonnées dans le cadre d'une enquête ouverte par le procureur de Paris, notamment pour atteinte à la vie privée, après la diffusion par Mediapart d'enregistrements d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase. Selon le site, l'échange en question a eu lieu le 26 juillet, quelques jours après que les deux hommes avaient été mis en examen pour des violences sur des manifestants le 1er mai.

Dans un des extraits publiés par le site, on entend l'ex-conseiller se targuer du soutien du Président, alors que l'affaire Benalla avait éclaté quelques jours plus tôt.

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