Les États-Unis accepteraient de vendre des Patriot à Ankara pour évincer les S-400 russes?

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Sur fond de tensions entre les États-Unis et la Turquie, provoquées notamment par l'intention d'Ankara d'acheter des S-400 russes, le département d'État américain a approuvé la vente de 80 missiles Patriot et d'autres équipements militaires à Ankara, ce qui ne signifie pas pourtant que le contrat a effectivement été conclu.

Le département d'État américain a consenti à une éventuelle vente à la Turquie de systèmes de missiles sol-air Patriot, chiffrée à 3,5 milliards de dollars, a annoncé le Pentagone après en avoir informé le Congrès. Cette procédure ne signifie toutefois pas qu'un contrat entre Washington et Ankara a effectivement été conclu.

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Auparavant, Ankara avait demandé l'autorisation d'acheter quatre sets de systèmes, comprenant au total 20 rampes de lancement et 80 missiles intercepteurs.

«La Turquie se servira des Patriot pour renforcer son potentiel de DCA, protéger son intégrité territoriale et endiguer les menaces territoriales», annonce la Direction de la coopération de sécurité et de défense du Pentagone.

Selon elle, l'éventuel achat permettra aux alliés de l'Otan de former les militaires turcs et d'agir sur le territoire de ce pays.

L'information du Pentagone est advenue dans un contexte de tensions dans les relations entre la Turquie et les États-Unis, dues à plusieurs facteurs, dont l'intention d'Ankara d'acheter à la Russie ses systèmes de missiles sol-air S-400.

En septembre 2017, la Russie avait annoncé avoir signé un contrat prévoyant la livraison de systèmes de missiles S-400 à la Turquie. Fin octobre, le ministre turc de la Défense nationale, Hulusi Akar, a déclaré que le déploiement de systèmes russes en Turquie devrait débuter en octobre 2019.

Pour leur part, les États-Unis exercent des pressions sur la Turquie, leur allié au sein de l'Otan, pour qu'elle renonce à l'acquisition de ces systèmes de défense antiaérienne, menaçant de refuser de lui livrer des chasseurs F-35.

Dans le même temps, une loi adoptée par le Congrès américain en 2017 prévoit des sanctions économiques contre toute entité ou pays ayant conclu des contrats d'armement avec des entreprises russes.

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